Éphémérides de Décembre

Pleine Lune le 26 à 15 h 07 (16 h 07 local) Nouvelle Lune le 12 à 01 h 30 TU (02 h 30 local) Le 1er décembre à 12 h 00, nous serons le 2 453 341éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Sagittaire au Capricorne le 21 à 12 h 43 TU (13 h 43 local)

30 nov/1er déc : V Dumani : mois dédié à Cernunnos et au gui (Olliacetos); 11/12 nov : I At Dumani et Noxs Elnion (nuit des prodiges) ; 16/17 déc : Uiducos (fête de la cueillette du gui ; 25/26 déc : I Ruiri : mois dédié à Epona et au sapin (sappos): Uegilia Eponas.

^ _ ` a b c d e f g h i

L’homme a besoin de l’homme de l’arbre et de l’oiseau … et vice et versa

 

GREVE DE LA FAIM PAR DES REPRESENTANTS DES PEUPLES AUTOCHTONES AUX NATIONS UNIES

Aujourd'hui, lundi 29 novembre 2004 à 11h, nous, délégués des Peuples Autochtones, entamons une grève de la faim et un jeûne spirituel à l'intérieur du Palais des Nations à Genève, durant cette 3ème semaine de la 10ème session du Groupe de Travail Intersession sur le Projet de Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones.

Nous, délégués de Peuples Autochtones de différents pays, entreprenons cette action avec le soutien et la solidarité de Peuples Autochtones et d'organisations du monde entier pour attirer l'attention internationale sur les tentatives continues de certains Etats, aussi bien que sur le processus des Nations Unies lui-même, d'affaiblir et de saper le Projet de Déclaration développé au " Groupe de Travail des Nations Unies sur les Populations Autochtones " et adopté en 1994 par la Sous-commission des Nations Unies sur la Prévention de la Discrimination et la Protection des Minorités.

Le texte de la Sous-Commission a aussi été approuvé et soutenu par des centaines de Peuples Autochtones et d'organisations du monde entier comme le standard minimum exigé pour la reconnaissance et la protection des Droits des Peuples Autochtones internationalement. Nous, délégués qui entreprenons cette grève de la faim, avec les Peuples Autochtones, organisations, Gouvernements tribaux, Nations, communautés et réseaux sous-signés, demandons que le texte de la Déclaration de la Sous Commission soit renvoyé à la Commission des Droits de l'Homme des Nations Unies avec le message qu'en 10 ans, les propositions des Etats pour affaiblir ou amender le texte n'ont pas obtenu le consensus des participants du Groupe de Travail, qui inclut à la fois les Etats et les Peuples Autochtones.

Mr. Luis Chavez, Président-rapporteur du Groupe de Travail devrait rapporter cette réalité et ne pas présenter un "texte consolidé" comme si ce dernier était "proche du consensus". La Commission des Droits de l'Homme doit établir un processus qui ne fournit pas à une poignée d'Etats une opportunité d'affaiblir les Droits de l'homme des Peuples Autochtones.

Ce processus doit aussi prendre en compte les voix des très nombreux Peuples Autochtones de toutes les parties du monde. Nous ne permettrons pas que nos droits soient négociés, compromis ou diminués dans ce processus des Nations Unies qui a été initié depuis plus de 20 ans par les Peuples Autochtones.

Les Nations Unies elles-mêmes proclament que les droits humains sont inhérents et inaliénables, et doivent être appliqués à tous les Peuples sans discrimination. Nous demandons que le Secrétariat de cette session informe immédiatement l'Office du Haut-Commissaire aux droits de l'Homme et la Haute-Commissaire de cette action. Nous demandons aussi que le Secrétariat s'arrange pour que les grévistes de la faim puissent rester aux Nations Unies durant toue la semaine de cette session.

Source : Jean-Patrick Costa : arutam@free.fr Arutam Website : http://arutam.free.fr

 

Montréal, 18 novembre 2004

Le fabricant des papiers-mouchoirs de marque Kleenex, Kimberly-Clark, est impliqué dans la destruction des forêts anciennes Montréal, 18 novembre 2004 - Greenpeace lance aujourd'hui une campagne internationale contre Kimberly-Clark et sa fameuse marque de papiers-mouchoirs Kleenex.

Greenpeace dénonce les pratiques forestières destructrices de cette entreprise dans la forêt boréale au Canada. La campagne a débuté dans les trois grandes villes du Canada, soit Toronto, Montréal et Vancouver. Un camion transformé en boîte géante Kleenex spécifiant que " Kleenex rase notre forêt boréale " était au Square Philip au centre-ville de Montréal. Des militants ont distribué une brochure renseignant les consommateurs et les consommatrices au sujet de la mauvaise conduite de Kimberly-Clark en matière d'environnement.

Pour la durée de cette campagne, Greenpeace collabore avec le Natural Resources Defense Council, un organisme écologique des États-Unis. Greenpeace interpelle le plus grand fabricant de papiers jetables au monde pour qu'il utilise du papier recyclé postconsommation plutôt que de la fibre vierge.

Il y a plus d'un an que Greenpeace presse Kimberly-Clark d'adopter des mesures concrètes qui permettraient de sauvegarder les forêts anciennes, mais l'entreprise refuse toujours. "Cela prend 90 ans à la forêt pour produire une boîte de Kleenex mais seulement quelques secondes pour jeter un papier-mouchoir à la poubelle ", explique Steven Guilbeault de Greenpeace. " Lorsque Kimberly-Clark utilise des fibres vierges provenant des forêts anciennes pour faire des papiers jetables comme des Kleenex, elle fait preuve d'irresponsabilité et gaspille les ressources naturelles, alors que l'entreprise pourrait très bien se servir de papier recyclé. "

Une proportion substantielle de la pâte que Kimberly-Clark utilise pour fabriquer ses papiers jetables provient de la forêt boréale du Canada. En 2003, l'entreprise a utilisé 2 550 000 de tonnes métriques de fibres vierges. À peine 19 % de la pâte dont elle se sert en Amérique du Nord provient de fibres recyclées, ce qui est nettement inférieur à la moyenne pour ce secteur industriel. Parmi ses célèbres produits, il y a les papiers-mouchoirs, le papier hygiénique et les serviettes de table de marque Kleenex, des produits vendus aux États- Unis et au Canada.

" Les consommateurs et consommatrices doivent savoir que lorsqu'ils achètent des articles portant la marque Kleenex, ils favorisent la coupe à blanc dans l'une de nos dernières forêts anciennes en Amérique du Nord. La forêt boréale fait partie du patrimoine naturel du Canada, malheureusement Kimberly-Clark et sa fameuse marque Kleenex contribuent à sa destruction ", précise Steven Guilbeault. La campagne SOS Forêt de Greenpeace s'adresse directement aux consommateurs et consommatrices du pays : n'achetez pas de produits Kleenex. Greenpeace exige de Kimberly-Clark qu'elle cesse d'utiliser des fibres provenant des forêts menacées, et notamment de la forêt boréale cesse de fabriquer des papiers jetables en utilisant seulement des fibres vierges. L'entreprise devrait plutôt maximiser le pourcentage des fibres recyclées postconsommation dans tous ses produits ; Utilise si nécessaire des fibres vierges certifiées par le Forest Stewardship Council (FSC).

On obtiendra plus de renseignements concernant la campagne SOS Forêt à l'adresse suivante : http : //www.kleenexsosforet.com

 

Il y a urgence à sauver les oiseaux rares d'Asie MANRARA (Indonesie) (AFP),

le 30-11-2004 Herman Dedi se souvient du temps où les cacatoès à crête jaune fondaient de la forêt luxuriante de Sumba pour lui voler un morceau de papaye. Aujourd'hui il reste moins de 300 de ces volatiles superbes, que l'on trouve uniquement dans cette île d'Indonésie.

"Notre peuple aime raconter des histoires sur le cacatoès, c'est notre symbole, mais bientôt il n'y en aura plus et seuls demeureront les récits", déplore M. Dedi. Il habite Manrara, un village traditionnel en bordure des zones de nidification de l'oiseau rare. Dans l'archipel indonésien et en Asie, des dizaines d'espèces d'oiseaux exotiques magnifiques partagent le sort funeste du cacatoès de Sumba, du fait de la déforestation illégale, du développement des zones urbanisées et des trafics.

Le "Sulfurea citrinocristata", nom scientifique du cacatoès aux plumes éclatantes, n'est pas la seule espèce aviaire menacée à Sumba. Trois autres oiseaux, que l'on trouve aussi seulement dans cette île de 10.000 km2, sont en voie de disparition. Dans un rapport présenté le 18 novembre lors du 3e Congrès de l'Union mondiale pour la nature (UICN), l'organisation Birdlife International conclut que 12% de toutes les espèces d'oiseaux en Asie, un continent d'une grande richesse ornithologique, sont menacés et que des actions urgentes sont nécessaires dans les dix ans. L'Indonésie en particulier inquiète: elle abrite 117 espèces d'oiseaux menacés, le plus grand nombre au monde pour un seul pays, et connaît une déforestation massive.

Il y a un siècle, la moitié de Sumba avait des forêts tropicales exubérantes. Aujourd'hui seulement 6,5% de la surface est boisé, le reste s'étant transformé en zones desséchées et broussailleuses. "Sumba a souffert d'une importante décadence", résume Peter Wood, un responsable de Birdlife Indonesia, qui a ouvert une antenne sur l'île dans l'espoir de stopper le déclin de la gent aviaire. Il explique que la raréfaction des calaos, des cailles et des colombes a des conséquences bien plus graves qu'on ne l'imagine. "Quand ils (les oiseaux) sont menacés, l'environnement autour souffre également", dit-il. "La forêt ne peut survivre que si les oiseaux survivent, car ce sont eux qui dispersent les graines", confirme Herman Dedi. A Sumba, durant des années, les villageois ont coupé les arbres pour construire des maisons ou étendre leurs cultures. Puis, récemment, le danger est venu des braconniers, qui vendent les oiseaux rares comme des animaux familiers.

L'espoir réside dans le nouveau parc national Manupeu Tanahdaru: cet espace de 135.000 hectares à l'accès restreint devrait fournir à terme un refuge pour les oiseaux. Les cultures y seront fortement limitées et les pièges bien entendu interdits. Ses créateurs espèrent que ce modèle inspirera d'autres régions en Asie. Plusieurs villages, dont celui de Manrara, constitué de 150 maisons en bois au toit végétal, se sont engagés à lutter pour la sauvegarde des oiseaux. Un trafiquant a d'ailleurs été récemment condamné à huit mois de prison, alors que cette infraction est rarement punie en Indonésie. Près de la moitié des sites d'habitat des oiseaux répertoriés en Asie, surtout en forêt, ne font l'objet d'aucune protection gouvernementale, selon Birdlife.