Ephémérides de novembre 2008

Pleine Lune le 13 à 06 h 18 (07 h 18 locale) Nouvelle Lune le 27 à 16 h 56 TU (17 h 56 locale)

Le 1er novembre à 12 h 00, nous serons le 2 454 772éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Scorpion à celui du Sagittaire le 21 à 22 h 45 TU (23 h 45 locale)

31 oct/1er nov : IV At Cantli 4381 ; 10/11 nov : Nolba Noxs (Nuit sainte). 11/12 nov :I Samoni 4382: Samain sur trois jours (Cinta noxs Samoni, Alia noxs Samoni et Tritia noxs Samoni : Fête de la réunion, fête des défunts puis troisième nuit de Samain) : mois dédié à ogmios et à l’if (iuos/eburos).

 

^ _ ` a b c d e f g h i

Méfiez-vous des tiques !

Le 1er octobre dernier était publiée une mise au point conjointe du projet EpiSouth, du bureau pour l’Europe de l’OMS et de l’Institut de veille sanitaire surla fièvre hémorragique de Crimée Congo (CCHF) et l’épidémiologie –envahissante- de son virus. On y apprend qu’en 2008, la CCHF circule avec une intensité particulière en Iran, dans le sud de la Russie, certains pays des Balkans dont la Grèce et la Bulgarie. Plus grave : depuis que le premier cas humain symptomatique a été identifié en Turquie en 2002, leur nombre n’a fait qu’augmenter dans les zones rurales de l’Est et du Nord-est du pays et 8 atteintes dont un décès ont été décrits chez des soignants à la suite d’accidents d’exposition au sang ou à des liquides biologiques. Et pire encore, un premier décès directement lié au à l’infection a été rapporté en Grèce en juin dernier, chez une femme à forte activité rurale résidant dans les environs de la ville de Komatini, dans la province de Thrace…

La CCHF, comme la maladie de Lyme ou l’encéphalite à tiques dont on aura également beaucoup parlé cette année, est transmise par les tiques. Qu’arrive t-il à ces néfastes acariens, leurs populations seraient –elles, réchauffement climatique oblige, en pleine explosion ? Il s’agirait sans doute plutôt, selon le Lancet Infectious Diseases, de l’impact direct des activités et comportements humains sur l’environnement. De nouvelles politiques agricoles et des populations animales en expansion, comme le sanglier ou certains mammifères à cornes, favoriseraient directement l’explosion des populations de tiques ; les hommes seraient plus souvent à leur contact, les pauvres braconnant de plus en plus volontiers pour se nourrir et les riches s’adonnant aux nouvelles modes des marches écologiques et autres activités de loisirs en milieu rural. Des précautions aussi simples que l’utilisation de répulsifs, le port de vêtements longs et l’élimination prudente des tiques à l’aide de pinces en cas de piqûres suffiraient certainement à écarter le danger, mais elles ne sont encore que très rarement mises en œuvre.

La CCHF est due au virus responsable de fièvre hémorragique virale dont l’aire de circulation est la plus étendue du monde. D’après la note de l’OMS, la très grande majorité des cas récents ont été décrits dans des zones d’endémie connues, et ne peuvent donc être considérés comme un phénomène inattendu. Pour les CDC européens, cependant, il importe actuellement de ré évaluer le risque, et de prendre les mesures qui s’imposent pour contrer l’"émergence" de l’infection. Un élément rassurant quand même réside dans le fait qu’à ce jour aucun cas n’ait encore été rapporté chez un touriste visitant une zone d’endémie européenne ; ce qui ne doit certainement pas empêcher de toujours se méfier plus des tiques.

Dr Jack Breuil

Senior K. Vector-borne diseases threaten Europe. Lancet Infectious Diseases 2008 ; 8 : 531-2
Institut de Veille Sanitaire. Epidémiologie du virus CCFH : Albanie, Bulgarie, Grèce, Iran, Kosovo, Russie et Turquie. InVS, Département International et Tropical, rapport au 1er octobre 2008.

De nombreux pesticides pourraient affecter le développement cérébral

Le Monde

Le Monde fait savoir que selon des chercheurs de Harvard et de l’université Sud-Danemark, " une étude de la littérature scientifique suggère que nombre de pesticides autorisés en Europe pourraient avoir une incidence sur le développement du cerveau du fœtus et du jeune enfant ".
Le journal cite l’un des signataires de l’article paru dans Environmental Health, Philippe Grandjean, qui remarque que " la toxicité sur le cerveau en développement ne fait pas partie des tests de routine pour les pesticides ".
" Dans la mesure où beaucoup d’entre eux sont toxiques pour le cerveau des insectes, il est très probable qu’ils le soient également pour celui de l’homme ",
poursuit le signataire.
Le quotidien note que " les chercheurs recommandent davantage de tests et de précaution dans la délivrance des autorisations ".