EPHEMERIDES D’OCTOBRE 99

Pleine Lune le 24 à 21 h 03 TU (22 h 03 local)

Nouvelle Lune le 9 à 11 h 35 TU (12 h 35 local)

Le premier octobre à 12 h 00, nous serons le 2 451 453éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe de la Balance à celui du scorpion le 23 à 20 h 53 TU (21 h 53 local)

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L’asthme : environ 200 millions de personnes en souffrent dans le monde et selon l’Organisation mondiale de la Santé, 180 000 en sont mortes en 1997, en France 2 000 personnes meurent d’asthme chaque année. Cette mortalité est inacceptable pour une maladie que, dans la majorité des cas, on peut maîtriser par des mesures d’hygiène et par quelques médicaments efficaces.

Le diagnostic de l’asthme n’est pas toujours aisé : la maladie a longtemps été diagnostiquée à tord chez certaines personnes âgées où un essoufflement et des sifflements respiratoires traduisent le plus souvent une maladie cardiaque et un œdème pulmonaire. Au contraire, sous-estimée chez l’enfant, on l’assimile encore souvent à une infection, telle que la bronchiolite. Ces erreurs diagnostiques aboutissent à des erreurs thérapeutiques : l’insuffisance cardiaque n’est pas reconnue chez le vieillard, tandis que les antibiotiques, trop souvent prescrits contre les bronchiolites, sont inefficaces contre l’asthme de l’enfant.

Le rôle de l’environnement est mis en relief par l’urbanisation des enfants africains : 0.15% des enfants de Transkei sont asthmatiques contre 3.2% dans les banlieues du Cap (Afrique du Sud). Toutefois, si les allergènes, notamment les poussières domestiques et les acariens, semblent être des facteurs déclenchant des allergies respiratoires, la pollution serait plutôt un facteur aggravant.

Entre 10 et 40 pour cent des asthmes ne semblent pas d’origine allergique. Comme dans l’asthme allergique, les personnes atteintes semblent être génétiquement prédisposées. Les malades sont souvent des femmes et sont plus âgés, lorsque la maladie se déclare, que les personnes atteintes d’asthme allergique ; Les malades sont moins sensibles aux glucocorticoïdes administrés comme traitement de fond. Les tests cutanés réalisés avec les allergènes usuels sont négatifs et les concentrations sanguines en immunoglobulines E sont basses.

Pourtant, on retrouve les signes biologiques et cliniques de l’asthme allergique : les polynucléaires éosinophiles associés à l’inflammation allergique sont abondants dans les bronches de ces malades ; Pour certains, la maladie aurait une origine virale, car on a retrouvé des Ig E dirigées contre des virus respiratoires communs ; D’autres biologistes pensent que l’asthme non allergique serait une maladie auto-immune.

(Pour la science N° 264, octobre 1999)

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