Ephémérides de octobre 2014

Pleine Lune le 08 à 10 h 52 (12 h 52 locale), Nouvelle Lune le 23 à 21 h 58 TU (23 h 58 locale) et une éclipse totale de lune le 08 de 09 h 14 à 12 h 32. et une éclipse non centrale partielle de soleil le 23 de 19 h 36 à 56 N 171 E, à 23 h 50 à 29 N 98 W. Le 1er octobre à 12 h 00, nous serons le 2 456 932éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe de la Balance à celui du Scorpion le 23 à 11 h 58 TU (13 h 58 locale)

30 sept/1er oct : IX At Edrini 4387 ; 07/08 oct. : I Cantli 4387 : Uegilia Sucelli (Sucellos) ; Cantlos : mois dédié à Sucellos et au hêtre (bagos); 21/22 : XIV At Cantli : Noiba noxs, nuit sainte ; 22/23 : I At Cantli 4387 : Uegilia Balani Alanos (fête de la châtaigne)

 

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    Ebola

            Neuf mois après l'apparition des premiers cas d'Ebola en Guinée dans le district de Guéckédou, au 14 septembre 2014, on dénombrait 4 507 cas probables ou confirmés et 2 296 morts se répartissant essentiellement en Guinée, Sierra Leone et Libéria, le Nigéria ne comptant à cette date que très peu de cas et le Sénégal un seul. Ces statistiques, basées sur les infections notifiées aux autorités des différents pays et centralisées par l'OMS, ne sont naturellement pas exhaustives puisque l'on sait que de nombreux patients ne sont pas identifiés, soit parce qu'ils ne sont pas hospitalisés soit parce qu'ils décèdent loin de tout centre de traitement.

- Les manifestations cliniques "classiques" (fièvre, asthénie, anorexie, vomissements, diarrhée, céphalées) ont concerné plus de la moitié des patients tandis que les symptômes hémorragiques sont plus rares.

- Le taux de mortalité pour les patients dont on connaît l'évolution s'établit à 70,8 % pour l'ensemble des malades et à 64,3 % pour les malades hospitalisés.

- Les facteurs de risque de décès sont assez attendus : âge supérieur à 45 ans (en Afrique), nombre de symptômes présents, signes hémorragiques.

- La période d'incubation moyenne est de 11,4 jours et est inférieure à 21 jours pour 95 % des patients ce qui justifie la durée recommandée de suivi des sujets contacts fixée à 21 jours.

- La durée moyenne d'hospitalisation avant le décès est de 4,2 jours tandis que dans les cas favorables, le patient quitte le centre de traitement après 11,8 jours en moyenne. Ces deux chiffres sont particulièrement importants pour prévoir les besoins en lits d'hôpital en fonction du nombre estimé de nouveaux cas. A cet égard on estime que 995 patients justifiaient une hospitalisation dans les 3 pays la semaine du 8 au 14 septembre et que ces états ne disposaient à cette date que de 610 lits !

A partir de cette "photographie" de l'épidémie au 14 septembre, ces experts estiment que, si les moyens de lutte contre la maladie ne sont pas sensiblement accrus immédiatement, au 2 novembre on comptera plus de 20 000 cas en Afrique de l'Ouest (dont 5 740 en Guinée, 9 890 au Libéria et 5 000 en Sierra Leone).

 

            Cette étude épidémiologique et l'éditorial qui l'accompagne reviennent également sur les causes de ce fiasco dénoncées depuis des mois par les organisations humanitaires : système de santé défaillant de longue date dans les 3 pays les plus touchés, absence de confiance dans les autorités nationales après des années de conflits armés, mobilité importante des populations concernées, densité de population élevée dans les grandes villes atteintes, réactions trop tardives et trop timorées des autorités sanitaires locales, institutions internationales et des pays développés qui n'étaient pas préparés à faire face à une telle catastrophe sanitaire.

 

            Ce que sait la médecine : Le virus Marburg et le virus Ébola sont des filovirus qui entraînent des hémorragies, la défaillance de nombreux organes, avec une mortalité élevée. Une éruption maculopapuleuse, principalement sur le tronc apparaît vers le 5 ème jour .

La transmission interhumaine fait intervenir le contact avec la peau et les muqueuses d'une personne infectée ou d'un autre primate. Une transmission par aérosols a été évoquée.

Au cours de la 2ème semaine, soit le patient devient apyrétique et s'oriente vers la guérison, soit il développe une défaillance multiviscérale fatale. La guérison est lente et peut être compliquée d'hépatite récidivante, d'uvéite, de myélite transverse, d'orchite. La mortalité varie entre 25 et 90% (plus élevée avec le virus Ébola).


          Un médicament existant pourrait être efficace contre le virus Ebola :

          Les médecins de l'Université de Liverpool, de l'Université de Bristol et du Public Health England (Londres) ont étudié quelles sont les enzymes qui sont détournées par le virus Ebola dans la cellule hôte pour l'aider à se propager. L'une d'entre elles est la VP24 qui, dans le cadre d'une infection par le virus Ebola, sert à perturber la signalisation dans les cellules infectées et le système immunitaire de l'organisme.

Il existe déjà un médicament qui bloque cette protéine : l'ouabaïne, qui est utilisée dans le traitement des maladies cardiaques. Dans des essais sur des cultures de cellules, ce médicament a permis d'empêcher la réplication du virus. Les recherches et les essais continuent.

Un vaccin est actuellement en développement aussi.

 

           Ce qu’on peut faire : réagir comme pour une virose, comme nous l’évoquerons les premiers signes, avec vitamine C à fortes doses, L52, gouttes aux essences ou capsules GAE, des huiles essentielles comme TEA TREE, SARO ou même LAVANDE….

            Éviter de prendre trop de médicaments (paracétamol, salicylique, ibuprofène …) qui ont une action sur le foie et la coagulation, et pourrait majorer les effets du virus.