Ephémérides d'Octobre 2005

Pleine Lune le 17 à 12 h 15 (14 h 15 local) Nouvelle Lune le 03 à 10 h 29 TU (12 h 29 local)

Le 1er octobre à 12 h 00, nous serons le 2 453 645éme jour du calendrier Julien. Pour les naissances, le soleil passera du signe de la Balance à celui du Scorpion le 23 à 07 h 43 TU (09 h 43 local).

30 Sept/1er Octobre : XIV Cantli, mois dédié à Sucellos et au hêtre (Bagos); 02/03 Octobre : Uegilia Balani (fête de la Châtaigne) ; 16/17 Octobre : I Samoni 4379: Samain sur trois jours (Fête de la réunion, fête des défunts puis troisième nuit de Samain), mois dédié à Ogmios et à l’If (Iuos - Eburos).

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LA GRIPPE AVIAIRE suite (l’autre face : l’argent)

S&T Presse USA - Bulletin électronique de la Mission pour la Science et la Technologie - Ambassade de France aux Etats-Unis - numéro 763 - 30 septembre 2005

Inquiétudes autour du virus de la grippe

Une étude parue dans la revue médicale The Lancet relance le débat concernant la capacité à juguler une éventuelle épidémie de grippe humaine à l'échelle mondiale. Menée par un chercheur des Centers for Disease Control and Prevention, cette étude révèle la rapide progression des résistances aux antirétroviraux des virus de la grippe de type A, associés aux pandémies d'envergure. Rick Bright et ses collègues ont analysé plus de 7000 isolats de virus récoltés entre 1994 et 2005. Leurs résultats montrent qu'au cours de la dernière décennie, le taux de résistance aux dérivés de l'adamantane (amantadine et rimantadine) utilisés depuis plus de 30 ans pour la prévention et le traitement des infections grippales de type A est passé de 0,4% à 12,3%. Aux Etats-Unis, ce taux a bondi de 1,9% en 2004 à 14,5% en 2005 et certains pays d'Asie, comme la Chine et Hong Kong, affichent des niveaux de résistance supérieurs à 70%.

Cette découverte remet évidemment en cause les politiques de stockage de ces médicaments parfois envisagées pour faire face à une future épidémie (en particulier dans les pays moins développés qui ne peuvent assumer le prix élevé des tout derniers antirétroviraux, les seuls encore efficaces à 100% contre la grippe). Par ailleurs, dans le même journal, un autre article signé par des chercheurs du Cochrane Vaccine Fields, un consortium international, questionne l'utilité - qu'ils qualifient de "modeste" - d'une vaccination systématique des personnes âgées pourtant largement pratiquée dans les pays riches. La bataille contre la grippe n'est pas prête d'être gagnée. WP 22/09/05

(Studies find flu vaccines only modestly effective in elderly) / NYT 22/09/05 (2 studies find flu treatments fall far short) http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2005/09/21/AR2005092102145.html
http://www.nytimes.com/2005/09/22/health/22flu.html - http://www.eurekalert.org/pub_releases/2005-09/l-rta092105.php

Toujours plus d'argent pour la recherche médicale

D'après une étude publiée du Journal of the American Medical Association (JAMA), les dépenses dans le domaine de la recherche médicale aux Etats-Unis ont été multipliées par deux entre 1994 et 2003. Hamilton Moses, du Alerion Institute (Virginie), et ses collègues ont analysé sur une décennie le financement de la recherche biomédicale au niveau du gouvernement fédéral, des régions et des Etats, des organisations et fondations privées à but non lucratif et de l'industrie. Il en ressort que ce financement est passé d'un total de 37,1 à 94,3 milliards de dollars (soit un doublement une fois l'inflation prise en compte). La proportion secteur privé/public est restée stable durant cette période (57% pour le privé et 28% pour les National Institutes of Health, le plus grand pourvoyeur en subventions publiques). Alors que la répartition de l'investissement fédéral entre recherche appliquée et fondamentale est demeurée la même, le secteur industriel a accru ses dotations à la recherche clinique (passée de 4 milliards à 14,2 milliards de dollars).

Les chercheurs constatent ainsi une très grande disparité entre la recherche à long et court terme. Si le pays consacre 5,6% de la totalité de ses dépenses de santé dans la recherche, il ne débourse que 0,1% pour les évaluations de l'efficacité sur la durée des molécules et des traitements.

La hausse des dépenses paraît donc surtout destinée aux essais cliniques et au marketing, ce qui se traduit notamment par une baisse de la productivité du secteur pharmaceutique. Qui plus est l'industrie renonce souvent à finaliser des médicaments jugés trop peu rentables. Entre 1994 et 1997, il y a eu en moyenne 35,5 nouvelles molécules approuvées par la FDA par an, contre seulement 23,3 entre 2001 et 2004. Les auteurs de l'étude appellent les bailleurs de fonds à la patience, en soulignant que la recherche médicale est un secteur à risque et qu'il faut de nombreuses années de travaux pour aboutir à une nouvelle molécule. Autre sujet de souci : les investissements destinés aux recherches qui doivent permettre de mieux évaluer les nouvelles pistes thérapeutiques restent de loin insuffisantes. HC 22/09/05 (Spending on medical research doubles)


http://www.chron.com/cs/CDA/ssistory.mpl/health/3364557 - http://www.eurekalert.org/pub_releases/2005-09/jaaj-ffb091505.php - http://jama.ama-assn.org/cgi/content/short/294/11/1333