Ephémérides de Septembre 2008

Pleine Lune le 15 à 09 h 14 (11 h 14 locale) Nouvelle Lune le 29 à 06 h 13 TU (08 h 13 locale)

Le 1er septembre à 12 h 00, nous serons le 2 454 711éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe de la Vierge à celui de la Balance le 22 à 15 h 46 TU (17 h 46 locale)

31 août/1er sept : II At Elembiui 4381 ; 13/14 sept : I Edrini  4381: mois dédié à Maponos et au pommier (Aballos) ; 26/27 sept : XIV Edrini : Eulaxsus (fête de la Sagesse) ; 27/28 sept : XV Edrini : Noxs Danouon (Nuit des dons).

 

 

^ _ ` a b c d e f g h i

encore de la pollution …

alors éteignez votre moteur à l’arrêt (grâce à l’électronique il n’y a plus de surconsommation)

Polluants chimiques de l’air et pollens : des liaisons délétères

Les polluants chimiques agissent sur le pollen, en le rendant plus allergisant, et sur les allergiques, en augmentant leur sensibilité. C’est ce qui ressort d’une revue de la littérature récente, qui montre que la qualité de l’air peut modifier à la fois les concentrations de pollens aéroportés, le potentiel allergisant de ces pollens, l’induction d’une réaction allergique, et vraisemblablement, la prévalence du terrain atopique dans la population.

Ainsi, l’élévation continue des teneurs atmosphériques en dioxyde de carbone (CO2) pourrait stimuler la production pollinique de certaines plantes allergisantes, comme l’ambroisie, et contribuer à la multiplication observée des allergies. Les oxydes d’azote (NOx), l’ozone (O3) et les particules diesel pourraient augmenter l’allergénicité du pollen, d’ivraie ou de bouleau par exemple, en majorant la quantité d’allergènes présents dans les grains et en facilitant leur sortie. À ces effets s’ajoutent des effets directs des polluants chimiques de l’air, en induisant et en potentialisant la réaction allergique par le biais de l’irritation des voies respiratoires. NO2 et O3 peuvent ainsi accroître l’intensité de la réactivité bronchique à un allergène, les symptômes de rhinite ou de conjonctivite allergiques. Les particules diesel peuvent augmenter très fortement la production d’IgE spécifiques de l’ambroisie, provoquer des crises d’asthme pour des concentrations en allergènes inférieures aux seuils d’action habituels, et induire une réponse inflammatoire qui, à son tour, aggrave les troubles respiratoires.


Dr Claudine Goldgewicht

Besancenot J-P : Pollution atmosphérique et pollinoses. 3e Congrès national d’Asthme et d’Allergie (Paris) : 18-20 juin 2008.

Asthme et pollution atmosphérique : effets des particules diesel

Dans un contexte de recrudescence des maladies allergiques, notamment de l’asthme, au cours des dernières décennies, le rôle de la pollution atmosphérique est souvent évoqué. Les études épidémiologiques ont associé exposition aux particules urbaines, émises pour la plus grande part par le trafic routier, et recrudescence des symptômes respiratoires. Au sein de cette pollution particulaire, les particules diesel sont l’objet d’une attention particulière car elles pourraient avoir un rôle adjuvant dans la réaction immuno-allergique. Elles agiraient sur les cellules épithéliales des voies respiratoires, provoqueraient une augmentation de la synthèse de cytokines, en particulier d’interleukine-8 et de Granulocyte Macrophage Colony Stimulating Factor (GM-CSF) et interviendraient dans l’initiation de la réponse allergique.

Dr Claudine Goldgewicht

Aubier M : Asthme et pollution atmosphérique. 3e Congrès national d’Asthme et d’Allergie (Paris) : 18-20 juin 2008.

Le chlore des piscines, facteur de risque d’asthme

Dans un contexte où l’exposition aux produits de chloration de l’eau, autrefois limitée à la consommation d’eau potable, a considérablement augmenté avec le développement des activités en piscine, un nombre croissant d’études attirent l’attention sur les risques d’affections allergiques associés à l’exposition, par inhalation et par absorption cutanée, à ces produits. Ces études, conduites en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie suggèrent en effet que les produits de chloration utilisés en piscine, couverte ou à l’air libre, auraient un effet adjuvant sur le développement d’affections allergiques, particulièrement marqué pour l’asthme, même en l’absence d’antécédents familiaux d’allergie. Cette interaction chlore-atopie est observée chez les enfants et adolescents dont la concentration sérique d’IgE totales dépasse 25 kUI/l. Au-delà de cette concentration, le risque d’asthme diagnostiqué augmenterait de 1 à 2 % par heure passée en piscine chlorée.


Dr Claudine Goldgewicht

Bernard A : Risques d’affections allergiques associés aux produits de chloration en piscine. 3e Congrès national d’Asthme et d’Allergie (Paris) : 18-20 juin 2008.