Ephémérides de Septembre

Pleine Lune le 26 à 19 h 48 (21 h 48 locale) Nouvelle Lune le 11à 12 h 45 TU (14 h 45 locale) avec une éclipse partielle de soleil

Le 1er septembre à 12 h 00, nous serons le 2 454 345éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe de la Vierge à celui de la Balance le 23 à 09 h 52 TU (11 h 52 locale)

31 août/1er sept : VI Edrini 4380 ; 8/9 sept : XIV Edrini : Eulaxsus (fête de la Sagesse) ; 9/10 sept : XV Edrini : Noxs Danouon (Nuit des dons).25/26 sept : I Cantli : mois dédié à Sucellos et au hêtre (bagos).

 

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C'est bien l'industrie pharmaceutique qui est au centre du problème, comme le montre ces trois articles successifs

La croissance des dépenses d´assurance maladie reste soutenue

http://www.egora.fr/ Article paru le : Jeudi 23 Août 2007

Les dépenses d´assurance maladie du régime général ont augmenté de 4,2% sur les sept premiers mois de l´année (comparés au sept premiers mois de 2006), indiquent les dernières statistiques de la Caisse nationale d´assurance maladie. Pour les seuls soins de ville (honoraires des médecins, des dentistes des paramédicaux, indemnités journalières, médicaments et dispositifs médicaux) la hausse a été de 5,3%. Un pourcentage identique à celui enregistré à la fin du mois de juin.

Au sein de l´ensemble soins de ville, l´augmentation des dépenses de médicaments s´accélère avec un taux de 4% contre 3,5% à la fin du mois de juin. Ce sont essentiellement les anticancéreux et les érythropoïétines qui seraient à l´origine de cette hausse, ce qui confirme la tendance selon laquelle ce sont des produits coûteux et indispensables qui tirent à la hausse les remboursements de médicaments, les dépenses des autres produits évoluant moins rapidement notamment en raison du développement des génériques.

En revanche, toujours au sein des soins de ville le rythme d´augmentation des honoraires des médecins et dentistes se ralentit : il tombe de 4,9% à fin juin à 4,5% à fin juillet (par rapport au sept premiers mois de 2006).

Les dépenses des hôpitaux augmentent eux de 3% et celles des cliniques de 1,2%.

Maîtrise médicalisée des dépenses de médicaments : des résultats décevants selon la Cour des comptes

Article paru le : Jeudi 23 Août 2007 P.-Y. P

" On voit bien que rien n´est gagné. Quand on analyse les résultats, on se rend compte que la maîtrise médicalisée des dépenses de santé patine un petit peu, " commente Yves Bur, député UMP du Bas-Rhin, en prenant connaissance du contenu du rapport de la Cour des comptes sur le médicament. Réaction d´importance, car Yves Bur sera cette année rapporteur du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008.

Ce rapport, rédigé à la demande de la mission d´évaluation et de contrôle de la Sécurité sociale (Mecss) de l´Assemblée nationale et dont le contenu a été révélé jeudi matin par le Parisien-Aujourd´hui en France, apporte de l´eau au moulin de ceux qui doutent de l´efficacité des objectifs fixés par la convention médicale. Prescriptions quasi automatiques, prescriptions abondantes de produits au service médical rendu insuffisant, traitements inadaptés, mauvaise régulation par les pouvoirs publics, promotion des laboratoires : voilà la liste des griefs dressée par la Cour des comptes. Selon la Cour, sur les 285 millions d´économies attendues en 2005 sur le poste médicament de l´assurance maladie, seuls 17 millions découlent d´une modération des prescriptions. Le reste provient des génériques

Martial Olivier-Koehret, le président de MG France, n´a guère été surpris par ce constat. " Le seul élément nouveau, nous dit-il, c´est l´affirmation qui rejoint celle de MG France, que les dispositifs conventionnels ne produisent pas d´économies dans les dépenses de médicaments ".

Yves Bur n´est pas loin de partager cet avis. " Sur le médicament, dit-il, on a le sentiment que la politique de gestion des prix du comité économique des produits de santé est plus efficace, en termes de résultats, que la maîtrise médicalisée. Les objectifs de celle-ci ne sont pas excessivement ambitieux et, de plus, ils ne sont pas respectés. " Même la baisse de prescription des antibiotiques le laisse sur sa faim. " Il faudrait gagner 10 % de moins tous les ans pour se rapprocher des allemands. " Bref, pour le parlementaire, " la maîtrise médicalisée n´a pas donné tout ce qu´elle pourrait donner. Il faudrait être plus exigeant. " Plus exigeant, d´abord, vis-à-vis des patients qui comprennent mal que le médecin ne prescrive rien à l´issue d´une consultation. " La mise en place des franchises par boîte de médicament va-t-elle jouer ? En Allemagne, elles ont eu un impact sur les dépenses de médicament. Les patients demandent au médecin de prescrire moins et moins cher. Nous avons encore des efforts à faire pour aller jusqu´à la juste prescription. " Mais, pour le député alsacien, les pouvoirs publics ont aussi leur part de responsabilité en pratiquant une politique " par à-coups ", difficilement lisible par les entreprises du médicament. Et enfin, il faudrait être plus exigeant vis-à-vis des prescripteurs : " Nous sommes en droit d´attendre de la maîtrise médicalisée des résultats, y compris individuels, et aussi de l´hôpital…. "

Pour le rapporteur du Plfss (plan de financement de la loi de sécurité sociale), cette exigence est une nécessité, compte tenu des 6 milliards de déficit de l´assurance maladie pour 2007 et d´une évolution naturelle des dépenses de 3 milliards par an . " Aucune recette en France n´est suffisamment dynamique pour suivre, " prévient-il. Aussi convient-il, pour lui, de se poser la question de " l´ampleur de la maîtrise médicalisée que l´on souhaite avoir, de son rythme, et de son évaluation…. "

De beaux débats en perspective, d´autant que les opposants à la convention médicale trouvent des arguments dans le rapport de la Cour des comptes. Pour Martial Olivier-Koehret, la situation assez spécifique à la France, tient au paiement à l´acte et à la désorganisation du système. Si la demande du patient ne trouve pas satisfaction, il peut toujours consulter un autre généraliste, un spécialiste ou à l´hôpital. " Ce système entraîne une sur prescription à la base. " Il est donc temps, selon MG France de faire " une meilleure utilisation du médecin généraliste ", " de prévoir un retour d´informations " vers celui-ci lorsque le patient consulte un autre professionnel de santé. " Tant que nous n´aurons pas la certitude de revoir notre patient, de le suivre dans le temps, et d´avoir accès à l´ensemble des informations le concernant, il n´y aura pas de pédagogie possible ", explique en substance le président de MG France.

le syndicat parle de pédagogie, les caisses de déficit et l'industrie de marché: comme le montre la suite

Les déremboursements et les génériques freinent la croissance du marché pharmaceutique

Article paru le : Vendredi 24 Août 2007 http://www.egora.fr/ G.D.L

Le marché du médicament remboursable continue de fructifier, avec un chiffre d´affaires de 18,1 milliards d´euros en 2006, mais sa croissance (+ 0,9 % entre 2005 et 2006) a connu un fort ralentissement cette année, indique une étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l´évaluation et des statistiques). Un ralentissement que la Drees explique par " les déremboursements ou les changements de taux de remboursement de certaines classes thérapeutiques, la montée en charge des génériques, la diminution de 15 % des prix sur le répertoire générique et la réduction du volume des ventes de certains médicaments ".

Le bureau de recherche des ministères de la Santé, du Budget et du Travail précise que dix classes thérapeutiques ont représenté 15 % du chiffre d´affaires total, les produits mis sur le marché depuis moins de cinq ans étant ceux qui ont le plus tiré les ventes. Parmi ceux qui ont le plus contribué à la croissance se trouvent les produits pour le traitement des anémies (érythropoïétine), les antirhumatismaux spécifiques, les traitements de douleurs articulaires, les médicaments pour le traitement de l´infection à VIH (inhibiteurs de la transcriptase inverse nucléosidiques et nucléotidiques), les traitements de l´hypertension artérielle, les antipsychotiques atypiques et les produits de prévention des complications de l´infarctus. Le marché pharmaceutique, remarque la Drees, est toujours caractérisé par une forte concentration : 50 % du chiffre d´affaires est réalisé par 25 classes thérapeutiques sur les 348 existantes.

L´enquête relève une " chute des ventes " des veinotiques et des expectorants pour le traitement des toux, en raison respectivement d´une baisse de remboursements de 35 % à 15 % et d´un déremboursement. L´arrivée et la montée en charge des génériques en 2005 et 2006 – une boîte de médicaments sur 5 en 2006- est par ailleurs considérée comme la cause du " déclin " des antidépresseurs et des statines. Les génériques ne concernaient pourtant en 2006 que 85 classes thérapeutiques (sur 348). " La part des génériques dans le total des ventes reste toutefois encore modeste en comparaison des autres pays européens ", constate cependant la Drees. Aux Pays-Bas, par exemple, une boîte sur deux vendues en 2005 était une boîte de génériques.

Les ventes d´antibiotiques ont quant à elles fortement diminué en raison de l´objectif de la maîtrise médicalisée des dépenses de l´assurance maladie. Enfin, la mise en place du tarif forfaitaire de responsabilité (tarif de référence pour le remboursement de certains médicaments de marque, fixé en fonction du prix de leur correspondant générique), auxquels sont soumis 116 groupes génériques, a, selon la Drees, " favorisé " la baisse du prix des princeps. Ainsi, lorsque le prix du princeps n´est pas aligné avec celui du générique, les parts de marché des génériques dépassent largement celles des princeps (74 % contre 26 %).