Ephémérides de septembre 2005

Pleine Lune le 18 à 02 h 02 (04 h 02 local) Nouvelle Lune le 03 à 18 h 46 TU (20 h 46 local)

Le 1er septembre à 12 h 00, nous serons le 2 453 615éme jour du calendrier Julien. Pour les naissances, le soleil passera du signe de la Vierge à celui de la Balance le 20 à 16 h 41 TU (18 h 41 local).

31 Août/1er Septembre : XIV Edreni, mois dédié à Maponos et au pommier (Aballos); 02/03 septembre : Uegilia Udaras (fête de la Loutre) ; 17/18 septembre : I Cantli : Uegilia Sucelli (Fête de Sucellos), mois dédié à Sucellos et au hêtre (Bagos).

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LA GRIPPE ET LA GRIPPE AVIAIRE

La grippe aviaire

La grippe aviaire est une infection due à un virus de la famille des Orthomyxoviridae qui comprend plusieurs genres (ou types) dont Influenzavirus A. Celui-ci est divisé en sous types parmi lesquels les sous-types H5 et H7. Cette infection peut toucher presque toutes les espèces d’oiseaux, sauvages ou domestiques. Elle peut être fortement contagieuse surtout chez les poulets et les dindes, et être susceptible d’entraîner une mortalité extrêmement élevée dans ces espèces. Le virus Influenza aviaire peut éventuellement infecter d’autres espèces animales comme le porc et/ou d’autres mammifères.


Le virus de la grippe aviaire, lorsque la souche est hautement pathogène, peut se transmettre exceptionnellement à l’homme, comme cela a été observé pour le virus influenza A/H5N1 à Hong Kong en 1997 et en février 2003 ou, plus récemment, au Vietnam où des foyers de virus aviaire ont été observés fin 2003. Des cas de transmission à l’homme du virus influenza A/H7N7 ont été également été observés aux Pays-Bas au printemps 2003. La transmission s’effectue lors de contacts fréquents et intensifs avec des sécrétions respiratoires ou des déjections d’animaux infectés. Une transmission du virus aviaire à l’homme risque de favoriser des échanges de matériel génétique entre les deux virus chez une personne déjà contaminée par le virus de la grippe humaine. Un tel réassortiment génétique entre ces deux virus pourrait engendrer l’apparition d’un nouveau type de virus susceptible de s’adapter plus facilement à l’homme. Ce mécanisme faciliterait ainsi la transmission inter humaine de ce nouveau type de virus qui pourrait diffuser sur un mode épidémique voire pandémique, comme cela s’est vu dans le passé.


Chaque foyer de grippe aviaire animale nouvellement identifié nécessite que soient mises en œuvre par les autorités sanitaires des pays affectés des mesures ayant pour objectifs d’éviter toute exposition au virus et d’éradiquer la maladie. Les stratégies de lutte contre l’influenza aviaire reposent essentiellement sur le diagnostic, l’hygiène, l’éducation, la quarantaine et la réduction de la taille des élevages (politique d’abattage massif).

Source :
Direction générale de la santé
SD5-C Bureau des maladies infectieuses et de la politique vaccinale
8 avenue de Ségur 75007 Paris - Actualisation : août 2005

Cas de grippe aviaire en Asie de l'Est et du Sud Est depuis 2004

Des foyers d’épidémie de grippe aviaire à virus influenza A/ H5/N1 ont été à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans des élevages de volailles durant l’année 2004, initialement en Corée du Sud, au Vietnam, au Japon, puis en Thaïlande, à Taiwan, au Cambodge, en Indonésie, au Laos, au Pakistan et en Chine. Certains pays ont, par la suite, déclaré qu’ils avaient éradiqué ces foyers grâce à des mesures d’abattage massif de volailles mises en œuvre par les autorités sanitaires locales.

Depuis la fin de l’année 2004, de nouveaux foyers de grippe aviaire à virus influenza A/ H5/N1 ont été notifiés au Vietnam et en Thaïlande. Deux pays ont officiellement déclaré des cas humains en 2004 : le Vietnam avec 27 cas dont 20 décès et la Thaïlande avec 17 cas dont 12 décès (données valides au 31/12/2004). Une étude fait état d’un cas diagnostiqué au Japon chez un ouvrier agricole qui avait participé à la désinfection d’un élevage (mars 2004). L’Organisation Mondiale de la Santé poursuit, en 2005, une surveillance renforcée pour les maladies animales et les pathologies respiratoires humaines dans ces régions (voir communiqués de presse).

Le problème de la grippe aviaire est que derrière une grippe " banale " peut apparaître une épidémie très importante (comme la grippe espagnole) avec des retombées sociales désastreuses : gestion des malades, des hôpitaux, des traitements, effondrements de certains secteurs économiques, déjà les éleveurs (Thaïlande, Pays Bas ou Canada) sont touchés, voire même des émeutes, des exodes ou des migrations importantes de populations compliquant la prise en charge de l’épidémie.

LA GRIPPE ET SES COMPLICATIONS

Maladie aiguë virale, très contagieuse la grippe évolue sur un mode épidémique

1.L’agent pathogène

Les virus de la grippe appartiennent à la famille des Orthomyxoviridae et ont les caractéristiques suivantes:

Virus à acide ribonucléique non infectieux avec une enveloppe possédant des glycoprotéines de surface : [hémagglutinine (HA ou H) et neuraminidase (NA ou N)] L'hémagglutinine fixe le virus sur les récepteurs cellulaires et permet d'agglutiner les hématies de certaines espèces animales. La neuraminidase permet le détachement des nouveaux virions de la membrane cellulaire après la réplication.

Il existe 3 genres d’Influenzavirus : A, B, C, n’induisant aucune immunité croisée.

Principale caractéristique : une grande variabilité génétique responsable d’une grande plasticité antigénique.

Leur caractère enveloppé leur confère une sensibilité aux détergents et aux solvants des lipides.

2. Epidémiologie :

La transmission est inter humaine à partir du début de la phase 0.3. La grippe est très contagieuse. Elle se transmet par les sécrétions respiratoires à l’occasion d’éternuements ou de toux. Les lieux confinés et très fréquentés (métro, bus, collectivités scolaires…) sont propices à la transmission de ces virus. Une épidémie atteint entre 30 et 60 % des individus non immunisés d'une population La contagiosité peut débuter dès les 3 jours avant le début des symptômes, puis généralement augmente pour atteindre son maximum au début des signes cliniques. Elle diminue ensuite progressivement et chute à partir du 3ème ou 4ème jour après le début des symptômes. L’immunité acquise persiste pendant des années uniquement pour le variant viral responsable de la maladie.

La plasticité antigénique très particulière des virus grippaux, surtout du type A, explique pour l'essentiel, l'absence d’immunisation durable et aussi les difficultés de la prophylaxie vaccinale. Le rôle des recombinaisons virales, des échanges de matériel génétique entre différentes souches dans le réservoir animal, est sans doute important.

3. Evolution naturelle de la grippe commune :

Elle se traduit, le plus souvent, par l’apparition brutale, après une incubation de 1 à 3 jours de symptômes systémiques (fièvre supérieure à 38°C, frissons, malaise, sueurs profuses, céphalées, myalgies) accompagnés de symptômes respiratoires (toux, douleurs pharyngées, catarrhe nasal) et parfois de symptômes oculaires (photophobie, douleurs et sensation de brûlure). L’évolution d’une grippe non compliquée se fait, généralement, vers une guérison en quelques jours mais une toux et une asthénie peuvent persister pendant quelques semaines. Parfois surviennent des complications qui peuvent être fatales.

4. Complications de la grippe :

Ces complications sont dues au virus lui-même et/ou aux surinfections bactériennes. En période d’épidémie, les grippes compliquées touchent principalement les personnes âgées et les personnes atteintes de pathologie chronique respiratoire, cardiaque, rénale, métabolique ou immunologique quel que soit l’âge. Les populations à risque lors d’une pandémie (population par classe d’âge…) peuvent être différentes et varier des populations à risque lors d’une épidémie.

4.1 Les complications les plus fréquentes sont :

L’otite moyenne aiguë qui se retrouve très fréquemment chez les enfants jeunes.

La bronchite aiguë qui s’observe dans environ 30% des cas et des pharyngites et des laryngotrachéites essentiellement chez les enfants.

Les pneumopathies La pneumopathie bactérienne secondaire liée à la surinfection bactérienne des lésions dues au virus est la plus fréquente ; les germes les plus souvent isolés sont les Streptoccus pneumoniae, Staphyococcus aureus, Haemophilus influenzae. La pneumopathie bactérienne survient plus fréquemment chez les personnes âgées et chez les personnes atteintes de pathologies chroniques cardiaques et pulmonaires.

La pneumopathie grippale virale primitive est une complication peu fréquente qui peut évoluer vers un pronostic sévère qui dépend, en partie, de la virulence de la souche virale. Elle sévit surtout lors des pandémies. Elle aboutit, dans les cas graves, à une insuffisance respiratoire aiguë et mortelle en quelques jours. La pneumopathie virale primitive atteint, en particulier, des sujets présentant une pathologie cardiaque, principalement une sténose mitrale, des adultes jeunes, sans antécédent pathologique (beaucoup de décès de jeunes adultes lors de la grippe espagnole de 1918-1919). La grossesse peut augmenter le risque de développement d’une pneumopathie virale primaire comme cela a été décrit lors des pandémies de 1918 et 1957. (Mandell 1985, Harrison 2000)

La pneumopathie mixte bactérienne et virale survient surtout chez les patients ayant une pathologie chronique cardiaque ou pulmonaire.

4.2 Les autres complications sont :

Complications cardiaques : Lors des épidémies, des troubles du rythme cardiaque sont assez fréquents (entre 30 et 80 %). Ces anomalies peuvent être transitoires ou persister. Au cours des pandémies antérieures, des anomalies cardiaques ont été observées. Lors de la pandémie de 1889-1890 une augmentation du nombre de décès d’origine cardiovasculaire avait été observée. Lors de la pandémie de 1918 des cas de myocardite et de péricardite ont été rapportés, cependant peu de cas similaires ont été observés depuis.

Complications du système nerveux central : des atteintes du système nerveux central ont été parfois rapportées au cours d’une grippe : convulsions, troubles de la conscience, syndrome de Guillain-Barré, myélite et encéphalite. Le syndrome de Reye (encéphalopathie avec dégénérescence graisseuse du foie) est une complication sévère plus particulièrement de la grippe à virus B, survenant chez les enfants entre 2 et 16 ans. Son association avec un traitement par l’acide salicylique dans le traitement de la grippe a été signalée et son incidence a nettement diminué depuis les recommandations de n’utiliser que des molécules non salicylées chez les enfants atteints d’infections respiratoires d’origine virale. La myosite, la rhabdomyolyse et la myoglobinurie sont été assez rarement observées.

4.3 Les aggravations des pathologies chroniques sous jacentes:

En dehors des complications la grippe peut s’accompagner, chez les sujets âgés et les sujets à risque, d’une aggravation de la pathologie chronique sous jacente (cardiaque, pulmonaire, métabolique, rénale

5. Traitements :

Il s’agit là de traiter la grippe, pas seulement la grippe aviaire, qui sera suspectée s’il y a eu un contact rapproché avec les oiseaux (et aussi les porcs) notamment en élevage ou un voyage dans une zone d’épidémie (ou au moins suspectée).

Les antiviraux, le seul traitement spécifique allopathique, sont réservés aux complications, pour les personnes fragiles pouvant présenter ces complications et les sujets suspectés de porter la forme aviaire (afin de limiter au plus vite l’épidémie).

Sinon les gouttes aux essences (huiles essentielles qui ont des pouvoirs anti-viraux) et L 52 forment le cocktail de base devant toute suspicion de grippe : le classique coup de froid. Sans oublier une dose d’Aconit, la prise de Belladonna, et aussi Cu, ou Cu-Au-Ag en oligothérapie, enfin la vitamine C est bienvenue. Nous ne sommes pas démunis devant cette pathologie, certains points d’acuponcture sont efficaces dans les premières heures aussi.

Pour la fièvre et les courbatures, pour compléter les traitements ci-dessus, le paracétamol fait en général l’affaire.

Naturellement ces conseils ne dispensent pas d’une visite médicale, surtout au retour de pays tropicaux, d’autres maladies comme le paludisme ou la dengue, très largement répandue, peuvent ressembler à la grippe.

Enfin la prévention : INFLUENZINUM, et le masque qui vous protège des autres et les autres de vous.

En vert : les commentaires de l’auteur