Ephémérides de Août

Pleine Lune le 09 à 10 h 55 (12 h 55 local) Nouvelle Lune le 23 à 19 h 11 TU (21 h 11 local)

Le 1er août à 12 h 00, nous serons le 2 453 949éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Lion à celui de la Vierge le 23 à 06 h 24 TU (08 h 24 local)

31 juillet/1er août : VIII At Equi 4379 : 6/7 août : XV At Equi : Nemeta (Fête des bois sacrés) ; 7/8 août I Elembiui : Lugnasad (fête de Lug) et mois dédié à Lugos et au frêne (Onna); 20/21 août: XIV Elembiui : Noxs Soibarion (Fête des Fées).

^ _ ` a b c d e f g h i

Chasser le naturel, il peut vous nuire ! !

1) L’activité sexuelle en fin de grossesse précipite-t-elle l’accouchement ?

Une étude récente vient à point nommé pour nous éclairer sur l’éventuelle relation épidémiologique entre activité sexuelle de fin de grossesse et probabilité d’accouchement. Elle a concerné 200 femmes enceintes qui se sont portées volontaires pour tenir l’agenda de leur activité sexuelle à partir de 36 SA (semaines d’aménorrhée gravidique).

On constate que dans le groupe des femmes ayant conservé une activité sexuelle en fin de grossesse, il y a eu significativement moins de grossesses post-matures (OR : 0,28 IC95 % 0,13-0,58 p = 0,001), de grossesses se prolongeant jusqu’à au moins 41 SA (OR : 0,10 IC95 % 0,04-0,28 p < 0,001) et de nécessité de déclenchement du travail (OR 0,08 IC95 % 0,03-0,26 p < 0,001) par rapport à celles déclarant avoir cessé tous rapports sexuels. Ainsi, à 39 SA, le maintien de l’activité sexuelle de 5 couples évite un déclenchement du travail à 41 SA. Le rapport sexuel ne paraît par contre pas avoir d’influence sur le taux de césariennes.

Dans cette étude, l’activité sexuelle lors du dernier mois de la grossesse semble donc associée à une parturition plus précoce et une réduction de la nécessité de recourir au déclenchement du travail à 41 SA.

Ces données épidémiologiques vont dans le sens d’une influence possible de l’activité sexuelle sur l’accouchement. Elles restent néanmoins fragiles compte-tenu des nombreuses erreurs qui entachent habituellement les enquêtes déclaratives portant sur des éléments comportementaux fortement chargés de symbolique. Le conditionnel doit donc rester la règle.

Les éléments comportementaux fortement chargés de symboles (iques ?) ont l’air de bien embarrasser les rédacteurs de ce genre d’articles, car dès le titre l’activité sexuelle est suspectée de précipiter l’accouchement, puis d’influencer le taux des césariennes, ou des déclenchements du travail.

Et, au cas où vous auriez espéré pouvoir vous laisser aller à des activités naturelles sans suspicion, la dernière phrase vous coupe tout élan.

2) " Tchernobyl : la note qui fustige la gestion Pellerin "
Le Figaro
Le Figaro indique qu’" aujourd’hui, le Pr Pellerin est convoqué chez le juge qui enquête sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl en France ".
Le journal rappelle que l’ancien " patron du Service central de protection contre les rayonnements ionisants pendant près de 40 ans, aujourd'hui âgé de 82 ans, a été mis en examen pour "tromperie" le 31 mai dernier ".
Le Figaro note ainsi que le Pr Pellerin " est soupçonné d'avoir minimisé l'ampleur des retombées du nuage en France, ce qui aurait empêché de prendre les mesures de prévention rapidement adoptées dans les pays voisins ".
Le quotidien fait savoir que " dès mai 1986, un haut fonctionnaire dénonçait le pouvoir excessif du patron du Service central de protection contre les rayonnements ionisants ".
Le Figaro précise que " la note était destinée au Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac. Elle lui avait été adressée le 27 mai 1986 par Michel Lajus, le secrétaire général du comité interministériel de la sûreté nucléaire (SGCISN) qui y fait un bilan d'étape un mois après la catastrophe. Il critique surtout vertement les méthodes du spécialiste du nucléaire en France ".

On va finir par se demander s’il y avait des produits radioactifs à Tchernobyl ; a quand le rapport du grand " spécialiste " affirmant qu’il n’y avait que des usines en carton, comme dans les propagandes des années vingt, dans " Tintin chez les soviets " ?

On cherche des coupables, mais pas de solutions, ou d’enquêtes sur l’étendue des dégâts.

 

3) Aspartame : " Au bénéfice du doute... "
Le Point (numéro 1757) note que " les fabricants de faux sucre sont aux anges ".
Le magazine indique ainsi qu’" il y a 15 jours, l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a déboulonné une étude scientifique italienne qui avait montré, en juillet dernier, un risque de cancer chez le rat nourri à l'aspartame ".
Le Point s’interroge : " Voilà donc le célèbre faux sucre […] définitivement lavé de tout soupçon ? ".
" Pas tout à fait ", poursuit l’hebdomadaire, qui rappelle qu’" entre 1970 et 1998, les effets de l'aspartame chez l'homme et l'animal ont été analysés dans 166 études. Résultat : plus de la moitié d'entre elles suggèrent un impact délétère de l'édulcorant, notamment sur le cerveau et le système nerveux central ".
Le Point note que de plus que " quand un chercheur américain de la Northeastern Ohio University passe cette production scientifique au tamis, il met au jour des coïncidences troublantes : 8 % seulement des recherches indépendantes menées sur fonds publics concluent à l'innocuité des édulcorants, contre 100 % des études financées tout ou partie par l'industrie... ".

Ce " faux sucre " a le délicieux intérêt de faire persister chez les " amoureux " du sucre, leur faiblesse. Cette faiblesse qui produit cette " épidémie " d’obèse : la manipulation lipides = obésité, est telle que si on marque 0% de matières grasses sur une boite d’un kilogramme de sucre, le bon consommateur se régalera avec la conscience tranquille.

Le sucre est bon pour la santé, même le faux,… la santé financière de ceux qui nous le vendent.

4) " Dépistage mammographique des cancers du sein : une balance bénéfices-risques peu favorable "

Prescrire N° 272, Le Parisien
Prescrire publie un dossier sur le dépistage mammographique des cancers du sein.
La revue indique qu’" une dizaine d'essais cliniques effectués en tout chez plus de 400 000 femmes ne permet pas de démontrer un effet favorable tangible du dépistage par mammographie sur la mortalité générale et sur la mortalité par cancer du sein ".
Prescrire note ainsi que " dans une hypothèse optimiste, il faudrait dépister entre 700 et 2 500 femmes environ pour éviter un décès par cancer du sein au bout de 14 ans ".
La revue retient que " chez les femmes de moins de 50 ans, la balance bénéfices-risques du dépistage mammographique est défavorable. Elle demeure mal établie chez les femmes de 50 à 69 ans, et on dispose de trop peu de données au-delà de 70 ans ".
Prescrire indique que " le dépistage mammographique détecte de nombreux cancers dont une grande partie ne sont pas dangereux. Ces effets indésirables comprennent notamment les examens et angoisses inutiles suite aux anomalies détectées à tort (environ 60 % de "faux positifs") et les examens et traitements inutiles, parfois agressifs des cancers non dangereux qui ne se seraient pas manifestés cliniquement ", poursuit la revue.
Prescrire estime que " les femmes doivent être objectivement informées des limites du dépistage, pour ne pas nourrir de faux espoirs, et accepter ou non le dépistage systématique en toute connaissance de cause ".
Le Parisien s’interroge également : " Le dépistage [du cancer du sein] est-il efficace ? ".
Le journal note en effet que " le consensus observé autour de cette mesure ne serait plus de mise ".
Le Parisien cite Bruno Toussaint, rédacteur en chef de Prescrire, qui déclare : " Lorsque que l’on regarde de près les résultats des essais cliniques, on se rend compte qu’il n’y a presque pas de différence de mortalité par cancer du sein entre les groupes de femmes qui ont eu une mammographie et celles qui n’en ont pas eu ".
Le quotidien note de plus que " l’étude majeure sur laquelle se fondait le dépistage vient d’être remise en cause par la communauté scientifique dans l’European Journal of Cancer, en raison de biais méthodologiques ".
Le Parisien aborde aussi le " surdiagnostic des cancers peu évolutifs ", mais indique que " le ministère de la Santé garde sa confiance dans le dépistage systématique ".
Le journal relève en effet que " l’Institut de veille sanitaire s’est félicité, la semaine dernière, du progrès du dépistage, en révélant qu’"en 2004, 1,6 million de femmes ont effectué un test de dépistage organisé permettant la détection de 10 640 cancers" ".
Le Parisien cite à ce propos le Pr Marc Espié, cancérologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris, qui " estime qu’il vaut mieux "surtraiter que sous-traiter" ".

et si on faisait de la sur-prévention ? ? La mammographie est un moyen diagnostic, et de sur-traiter cela coûte très cher, une partie de cette somme peut être employée pour la prévention : sport, aménagement des cadences de travail, stage de détente, physique aussi bien que psychique, interdire la circulation automobile dans les centres ville ; d’autre part en surtaxant les drogues licites (tabac, alcools) et leur usage dans les lieux publics : le financement sera complété et seuls les riches obstinés auront le " droit " de s’intoxiquer.

Cette étude sur l’intérêt de la mammographie me fait vous rappeler que même si l’ostéo-densitométrie est maintenant remboursée, son intérêt est aussi discutable.