Ephémérides de Aout 2005

Pleine Lune le 19 à 17 h 54 (19 h 54 local) Nouvelle Lune le 05 à 03 h 06 TU (05 h 06 local)

Le 1er août à 12 h 00, nous serons le 2 453 584éme jour du calendrier Julien. Pour les naissances, le soleil passera du signe du Lion à celui de la Vierge le 23 à 00 h 47 TU (02 h 47 local).

31 Juillet/1er Août : XII Elembiui, mois dédié à Lugos et au Frêne (Onna) ; 04/05 août : 3ème nuit des Mères ; 18/19 août : I Edrini : Uegilia Maponi (Fête de Maponos), mois dédié à Maponos et au pommier (Aballos).

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QUE DU " QUE CHOISIR "

19/07/05 : Aspartame : http://www.quechoisir.org/Article.jsp?id=Ressources:Articles:4DBE248F577F959DC1257042004FB336&catcss=SAN000

Encore des doutes

Présent dans de nombreuses préparations alimentaires et boissons dites " allégées ", l'aspartame pourrait être à l'origine de certaines leucémies et lymphomes, selon une étude d'oncologues italiens publiée en juillet 2005. Celle-ci confirme cependant, tout comme les autorités sanitaires françaises en 2002, qu'aucun lien n'existe entre ce substitut du sucre et les tumeurs du cerveau.

Cancérigène chez le rat, l'aspartame le serait potentiellement pour l'homme, selon le récent rapport de la Fondation européenne d'oncologie et de sciences environnementales " B. Ramazzini " de Bologne (Italie). Pour les auteurs de cette étude, les expériences menées sur 1 800 rats démontrent " pour la première fois que l'aspartame est un agent cancérigène ". Ils ont, en effet, constaté que cet édulcorant est " capable de provoquer des lymphomes et des leucémies chez les rats femelles ". Pis, ce risque reste fort même lorsque la prise d'aspartame est proche de la dose journalière admissible pour l'homme. Les scientifiques qui ont conduit cette étude appellent les autorités sanitaires européennes à " revoir rapidement la réglementation concernant l'usage de cet édulcorant de synthèse " pour protéger la santé publique, notamment celle des enfants. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) indique cependant que " ces résultats préliminaires doivent encore être confirmés ".

Dans un avis rendu en mai 2002, l'Afssa estimait déjà que dans l'état des données scientifiques, rien ne permettait de lier la consommation d'aspartame et les tumeurs du cerveau. Ce qu'a confirmé l'étude italienne.

L'aspartame (L-aspartyl-L-phénylalanine méthylester) est un produit de synthèse découvert en 1965. Il associe deux acides aminés (phénylalanine [50 %], acide aspartique [40 %) à du méthanol (10 %). Alliant pouvoir " sucrant " et apport calorique faible, l'aspartame a été adopté depuis longtemps par l'industrie agroalimentaire sous forme de " sucre " de substitution dans plus de 6 000 produits dits " hypocaloriques " ou " allégés ". Sa première autorisation de mise sur le marché date de 1974 aux États-Unis. Il a été autorisé en France à partir de 1988.

Didier Ghacham

08/07/05 : Pollution : http://www.quechoisir.org/Article.jsp?id=Ressources:Articles:F1FF99CFF2DE6777C1257037004FCAAF&catcss=ENV101

L'école manque d'air

L'atmosphère confinée des salles de classe est nocive. De récentes études européennes révèlent que les différents polluants présents dans les écoles et le manque d'aération des locaux scolaires génèrent somnolence et perte d'attention chez les élèves. Surexposés, ces derniers peuvent également développer des allergies et de l'asthme.

Les écoles sont trop souvent mal aérées, selon quatre études anglaise, danoise, néerlandaise et française. Ce confinement des salles de classe favorise de fortes concentrations de polluants dans l'air inhalé par les enfants. Réunis le 4 juillet à Paris par le réseau Recherche santé environnement intérieur (RSEIN) et l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI), les auteurs de ces études assurent que l'air vicié respiré par les élèves affecte directement les performances scolaires. Une enquête danoise menée de 2003 à 2005 montre, en effet, que les résultats des élèves diffèrent en fonction des conditions de ventilation des locaux scolaires. Lorsque le volume d'air renouvelé est multiplié par deux, passant de 4,2 à 8,4 litres, les résultats des tests de lecture et de compréhension proposés aux élèves s'améliorent de moitié.

Victimes de cette pollution latente, certains élèves souffriraient du syndrome des bâtiments malsains (SBM) ou " sick building syndrome ", qui se caractérise par des états de somnolence, de perte d'attention... Confinement et pollution favoriseraient par ailleurs les allergies et l'asthme. Les symptômes les plus fréquents du SBM sont des maux de tête, des vertiges ou des nausées. Un risque auquel les enfants scolarisés ne peuvent échapper : ils passent en moyenne 6 à 8 heures par jour en classe !

En France, le constat est inquiétant : le débit maximal d'air observé dans 9 écoles visitées en 2001 par l'OQAI est en dessous du seuil minimum réglementaire de renouvellement d'air nécessaire pour disperser les polluants ! Ces derniers, comme le formaldéhyde contenu dans le mobilier et les bois agglomérés, ainsi que de nombreux composants organiques volatils, comme les hydrocarbures chlorés (feutres, colles, effaceurs...), sont connus pour leur grande toxicité. Le formaldéhyde est, par exemple, classé cancérigène de niveau 1 par le Centre international de recherche sur le cancer.

Didier Ghacham

27/06/05 : Téléphones portables : http://www.quechoisir.org/Article.jsp?id=Ressources:Articles:FD87576F435242BCC125702A00513E73&catcss=SAN000

À consommer avec modération

Dans un rapport remis aux ministères de la Santé et de l'Écologie, l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (Afsse) préconise de limiter l'exposition des enfants aux champs électromagnétiques des téléphones portables.
Pas de certitude, juste des doutes. Suffisants en tout cas pour que l'Afsse recommande de ne pas laisser les enfants en bas âge passer de longues heures avec un téléphone portable collé à l'oreille. Dans son rapport publié le 21 juin, l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale conseille en effet aux parents de " veiller à une utilisation a minima de l'appareil [par leurs enfants], par exemple en souscrivant des abonnements restreignant la liste d'appel ". Elle verrait aussi d'un bon œil que les professionnels de la téléphonie mobile ne fassent pas des enfants une cible privilégiée dans leurs campagnes de promotion et " renoncent provisoirement à la fabrication et à la distribution d'appareils destinés aux jeunes enfants jusqu'à plus ample connaissance des effets possibles des rayonnements émis par les téléphones sur les enfants ". Par ailleurs, l'Afsse n'oublie pas les plus grands et recommande aux professionnels de renforcer l'information des utilisateurs et de promouvoir l'utilisation des oreillettes et des kits mains libres qui éloignent le terminal du crâne.

Pour justifier sa prise de position, l'Afsse s'appuie sur une série d'études réalisées à travers le monde. Si l'Agence reconnaît que les experts sont partagés sur le rôle des portables dans le développement de certaines maladies, elle constate néanmoins " la persistance d'un doute sérieux quant à la possibilité d'effets sanitaires associés à l'exposition directe du crâne aux champs des téléphones mobiles ".

Avec cet avis, l'Afsse ajoute sa contribution au débat qui fait rage depuis des années entre les professionnels de la téléphonie mobile et certaines associations. Une lutte qui devrait continuer encore longtemps. À moins qu'Interphone, l'étude la plus importante réalisée à ce jour sur les liens entre l'utilisation de téléphone mobile et les cancers du cerveau, ne mette tout le monde d'accord. Ses résultats sont attendus d'ici quelques mois.

Cyril Brosset