Ephémérides de juillet 2015

Pleine Lune les 02 à 02 h 21 (04 h 21 locale) et 31 à 10 h 44 (12 h 44 locale), Nouvelle Lune le 16 à 01 h 25 TU (03 h 25 locale),

Le 1er juillet à 12 h 00, nous serons le 2 457 205éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Cancer à celui du Lion le 23 à 03 h 32 TU (05 h 32 locale)

30 juin/1er juillet : I Equi 4388 : Uegilia Nemetona (fête de Nemetona) Matrion Noxs (Nuit des Mères) ; Equos : mois dédié à Nemetona (déesse du Nemeton, espace consacré au divin), et au genêt (Banatlos). 14/15 : I At Equi : Alia Matrion Noxs (2° nuit des Mères) 15/16: XIV At Equi : Nemeta , fête des bois sacrés ; 30/31 : I Elembiui 4388 : Lugnasad ou Lugi Naissatis (fête de Lug) / Elembiuos : mois dédié à Lugos et au frêne (Onna). 

 

^ _ ` a b c d e f g h i

 

Un généraliste sur 2 considérerait que les jeunes enfants sont vaccinés contre un trop grand nombre de maladies

Partout et en France tout particulièrement, les médecins généralistes ont un rôle crucial dans le maintien d’une couverture vaccinale élevée de la population. Aujourd’hui, ces praticiens se heurtent de plus en plus souvent aux réticences et aux interrogations de leurs patients, ce qui ne peut que rendre plus difficile leur mission. Leur tâche est d’autant plus ardue qu’ils ne se sentent pas toujours suffisamment armés pour répondre aux questions des familles. Ainsi, une étude conduite par Pierre Verger (INSERM) auprès de 1 712 médecins généralistes représentatifs du corps médical et publiée dans la revue EBioMedicine révèle que si plus de 96 % des médecins ont parfaitement confiance dans leur capacité à expliquer l’utilité des vaccins, ils ne sont plus que 43 % en ce qui concerne le rôle des adjuvants. Par ailleurs, quand 54,5 % des généralistes se disent " très confiants " pour évoquer l’utilité des vaccins, ils ne sont que 26,2 % à se montrer aussi assurés quand il s’agit d’évoquer leur sécurité.

 Un tiers des généralistes considèrent que les adjuvants peuvent entraîner des complications à long terme

 Mais au-delà de ce possible manque de formation des praticiens pour affronter les interrogations des patients, souligné par Pierre Verger sur France Info, il apparaît que certains généralistes peuvent eux-mêmes participer à l’érosion générale de la confiance envers les vaccins. A l’instar du reste de la société, les généralistes apparaissent en effet sensibles aux controverses ciblant la vaccination et peuvent partager certaines des idées souvent brandies par les groupes anti vaccins. Ces derniers assurent ainsi fréquemment que les nourrissons seraient protégés contre un nombre trop important de maladies : une idée avec laquelle 53,1 % des médecins généralistes sont totalement en accord, tandis que 26,7 % se déclarent plutôt d’accord avec elle. Les "anti vaccins" n’ont par ailleurs de cesse d’affirmer que certains vaccins recommandés par les autorités ne sont pas utiles ; une idée partagée par 73,6 % des médecins (38,3 % tout à fait d’accord et 35,3 % plutôt d’accord ). Enfin, autre affirmation très fortement défendue par les groupes anti vaccins qui trouve un assez solide écho chez les généralistes (sans s’imposer de façon majoritaire) : près d’un tiers d’entre eux (32,8 %) considèrent que les adjuvants présents dans les vaccins sont susceptibles d’entraîner des complications à long terme !

 Vaccin contre l’hépatite B et sclérose en plaques : les généralistes ne participent pas à la perpétuation de la rumeur

 Cependant, lorsqu’on les interroge plus spécifiquement sur certains risques précis associés (à tort ou à raison) à des vaccins, les médecins se montrent plus circonspects. Ainsi, ils ne sont que 5,4 % à être convaincus d’un risque de sclérose en plaque lié au vaccin contre le HPV et moins de 12 % à estimer possible le lien entre cette pathologie et le vaccin contre l’hépatite B (11,7 %) ou l’existence d’un risque entre les adjuvants aluminiques et la maladie d’Alzheimer (11,6 %). Les "associations" qui paraissent les plus fréquemment possiblement causales aux généralistes sont celles qui ont effectivement fait l’objet d’études statistiquement concluantes : ainsi 24,3 % des praticiens jugent possible un risque de syndrome de Guillain-Barré après vaccination contre la grippe et 21,3 % un lien entre narcolepsie et utilisation du vaccin contre la grippe A(H1N1) en 2009.

 Un oui plus massif à la vaccination contre le HPV que contre la méningite à méningocoque

 Bien que dès qu’on s’intéresse à des faits précis, les médecins généralistes manifestent une acuité scientifique de haut niveau, leur relative perméabilité à certaines idées générales véhiculées par les groupes anti vaccination n’est pas sans incidence sur leurs pratiques. Ainsi, on constate que seuls 56,7 % des praticiens interrogés recommandent toujours (33,3 %) ou souvent (23,4 %) la vaccination contre la méningite à méningocoque C à leurs patients âgés entre 2 et 24 ans (on peut cependant se demander ici, si n’est pas également en cause un défaut d’information et de sensibilisation de la part des autorités sanitaires). Ils sont par ailleurs 63,1 % à recommander toujours (34 %) ou souvent (29,1 %) la vaccination des adolescents contre l’hépatite B ; une proportion en progression ces dernières années mais qui n’est toujours pas "optimale" et qui s’explique sans doute par les fortes réticences rencontrées chez les familles. Etrangement, bien qu’ayant fait également l’objet de controverses, le vaccin HPV est recommandé par 72,4 % des praticiens, soit plus souvent que la vaccination des nourrissons contre la méningite (67,6 %). Enfin, c’est au sujet de la vaccination contre la grippe des diabétiques de plus de 65 ans et de la vaccination par le ROR des adolescents et des jeunes adultes que les recommandations des médecins sont les plus fréquentes (respectivement 83,8 % et 82,8 %). Ces résultats laissent apparaître que l’influence des différentes controverses et la "dangerosité" des maladies à prévenir n’ont pas nécessairement une relation directe avec la propension des généralistes à recommander ou non tel ou tel vaccin.

 Ne surtout pas confier la formation des médecins généralistes à Marisol Touraine (mais personne n’en aurait eu l’idée !)

 Ces différents résultats confirment une nouvelle fois la nécessité d’une plus grande formation des praticiens concernant la vaccination. Il n’est pas improbable que notre ministre de la Santé puisse également bénéficier d’une telle remise à niveau. Vendredi dernier, interrogée sur BFM TV par Jean-Jacques Bourdin, Marisol Touraine s’est empêtrée dans une gênante confusion entre BCG et vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la polio (DTP). Un mélange repéré et dénoncé par le docteur Xavier Gouyou-Beauchamps dans une vidéo dont il a le secret et où il remarque qu’un tel amateurisme n’est pas sans donner de nouveaux arguments aux groupes anti vaccinations (qui au vu des résultats de cette étude n’ont pas besoin de ça pour élargir leur audience !).

 Aurélie Haroche - Publié le 08/07/2015 - Copyright © http://www.jim.fr