Ephémérides de juillet 2011

Pleine Lune le 15 à 06 h 41 (08 h 41 locale), Nouvelle Lune le 01 à 08 h 55 TU (10 h 55 locale) et le 30 à 18 h 41 TU (20 h 41) et une éclipse partielle de soleil le 01 de 07 h 53 à 57 S 14 E, à 09 h 21 à 66 S 55 W

Le 1er juillet à 12 h 00, nous serons le 2 455 744éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Cancer à celui du Lion le 23 à 04 h 13 TU (06 h 13 locale)

30 juin/1er juillet : I Simiuisoni 4384 : .14/15 juillet 4384 : I Equi : mois dédié à Nemetona (déesse du Nemeton, espace consacré au divin), et au genêt (Banatlos). ; 29/30 juillet : XV At Equi 4384

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Rouler plus vite pour s’endormir moins ? Faut-il suivre l’exemple allemand ?

Paris, le mercredi 29 juin 2011 – A la veille de la transhumance estivale, qui jette sur les routes des millions d’automobilistes, le magazine de l’Argus a pris pour habitude de s’intéresser aux facteurs de risque d’accidents de la circulation. L’année dernière, il s’était ainsi penché sur la question de la somnolence. Avec le concours du Centre médical veille sommeil de Paris, un rédacteur du journal avait effectué la distance Paris Nice (930 kilomètres) équipé d’électrodes destinées à mesurer ses phases d’éveil et de somnolence. Conduisant dans des conditions optimales (après avoir bien dormi et respectant les recommandations concernant les pauses régulières), cet automobiliste aguerri avait pourtant présenté, sans s’en apercevoir, des phases de somnolence représentant au total 11 minutes cumulées, la plus longue absence ayant duré deux minutes trente. Au total, les spécialistes du Centre médical veille sommeil de Paris avaient estimé que le conducteur avait parcouru 24 km à une vitesse moyenne de 130 km/h en état de somnolence !

L’Allemagne moins soporifique

Si ces résultats avaient été, à l’époque très commentés, ceux dévoilés cette année par le même magazine pourraient l’être plus encore mais avec un ton bien plus polémique. Se soumettant toujours aux bons soins d’Anne-Laure Frenkel neurophysiologiste et de Marc Derri présenté comme un technicien du sommeil du Centre médical veille sommeil, Christophe Bourgeois a pris l’autoroute ralliant Berlin depuis Saarbruck (soit 830 kilomètres) à son tour équipé des électrodes traquant ses phases d’éveil. Résultat : pas un seul moment de somnolence n’a été enregistré alors que les conditions de l’exercice étaient similaires à celles de l’année dernière (à savoir un automobiliste reposé et respectueux des temps de pause).

240 km/heure

Quelle différence entre le périple français et le périple allemand ? Réponse immédiate : l’absence (partielle) de limitation de vitesse sur les autoroutes germaniques. Un présupposé qui ne signifie pour autant pas que Christophe Bourgeois a roulé à une célérité inimaginable en France. En raison d’un trafic dense et de travaux, sur les deux premiers tiers du parcours, sa vitesse moyenne n’aura pas dépassé les 105 km/h. La seconde partie du voyage, elle, connaît des niveaux de vitesse bien plus élevés : " L’aiguille du compteur se bloque plusieurs fois à la vitesse de 240 km/heure ".

Conduire au radar

Si cette phrase fera sans doute rêver ceux qui en France bougonnent contre les limitations de vitesse (et plus encore en cette période où la question du maintien des signalisations des radars fait débat), le détail du reportage de Christophe Bourgeois révèle que ce n’est pas tant l’absence de limitation de vitesse qui fait la différence en Allemagne que des conditions favorisant l’absence de monotonie et la concentration. Ainsi, plusieurs éléments dans le témoignage de ce spécialiste de la route révèlent que la densité du trafic et la variation des indications tendent à accroître l’attention. En effet, contrairement aux idées reçues, il n’est en réalité pas possible de s’élancer totalement librement sur les autoroutes allemandes. En fonction des travaux ou de la densité du trafic, des restrictions peuvent s’afficher qui seraient dans la très grande majorité des cas bien respectées, notamment parce qu’elles apparaissent adaptées à la situation. Par ailleurs, le récit de Christophe Bourgeois met en lumière le fait que cette plus grande liberté contribue à une conduite plus intelligente. Il ne s’agit en effet plus de réfléchir à sa vitesse en gardant un œil fixé sur le compteur ou en s’inquiétant d’éventuels radars, mais de l’adapter " aux conditions de circulation. En toute sécurité ", conclue le reporter de l’Argus.

La somnolence première cause d’accident mortel sur autoroute

Un constat évidemment difficile à entendre pour les responsables de la sécurité routière qui font de la vitesse l’un de leurs principaux ennemis. Déjà la prévention routière rappelle qu’au cours des dix dernières années, la réduction de la mortalité a été pour moitié liée à la réduction de la vitesse. Un argument fort qui ne s’appliquerait cependant pas à tous les types de voie et notamment pas aux autoroutes, sujet du dossier de l’Argus. L’Association des sociétés françaises d’autoroutes (AFSA) révélait elle-même il y a quelques semaines comment la somnolence est la première cause d’accident mortel sur ces voies. Au-delà de cette spécificité de l’épidémiologie accidentelle sur les autoroutes, d’autres mettront en avant les très bons chiffres de sécurité routière en Allemagne par rapport à la France.

Aurélie Haroche, Publié le 29/06/2011, http://www.jim.fr/e-docs/00/01/E9/AA/document_actu_pro.phtml