Ephémérides de Juillet 2008

Pleine Lune le 18 à 08 h 00 (10 h 00 locale) Nouvelle Lune le 03 à 02 h 20 TU (04 h 20 locale)

Le 1er juillet à 12 h 00, nous serons le 2 454 649éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Cancer à celui du Lion le 22 à 10 h 58 TU (12 h 58 locale)

30 juin/1er juillet : XV Simiuisoni 4381, Noxs Brictias (nuit de la magie): 16/17 juillet : I Equi : mois dédié à Nemetona (déesse du Nemeton, espace consacré au divin), et au genêt (Banatlos).

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Histoire de médicaments

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Médicaments : " Peut-on continuer à tout rembourser ? " dans Le Point, numéro 1868

Le Point consacre 4 pages à ces " très chers médicaments ". Le magazine remarque en effet que " les laboratoires pharmaceutiques jouent la surenchère dans [leurs] prix. Mais la Sécurité sociale ne peut plus suivre ".
L’hebdomadaire note qu’" afin de faire des économies, la Sécu a suggéré, avant de faire marche arrière, de ne plus rembourser qu’à 35 % les médicaments à vignette bleue. […] Une éphémère mesure qui a suscité un tollé, mais qui montre bien l’inquiétude des responsables de la santé quant à la pérennité de notre système de protection sociale ".
Le Point se penche ainsi sur ces " traitements au coût astronomique " tels que le Soliris, qui " traite une grave maladie du sang " qui concerne 700 à 1 000 personnes en France, et qui " préviendrait les récidives de thrombose ", pour un coût de 350.000 euros par patient et par an.
Le magazine observe que la " question du choix du remboursement d’un produit non indispensable à la survie, […] qui mêle à la fois éthique, politique et choix de société, risque de devenir récurrente dans les années à venir ".
Le Point cite notamment Noël Renaudin, président du Comité économique des produits de santé, qui note que " des traitements qui ont un prix astronomique pour notre système de santé, ce n’est pas récent. Mais, actuellement, les prix n’ont plus de limites".
L’hebdomadaire explique que " pendant longtemps, les firmes ont misé sur les blockbusters. […] Aujourd’hui, elles s’attaquent à des cibles beaucoup plus réduites " avec des " traitements spécifiques ".
Le magazine indique que " les industriels devront revoir leurs prétentions, car aucun système d’assurance ne pourra résister".

Mais est-on bien informé ? mêmes les médecins ?

" Information grand public sur les médicaments en Europe : les surprises d’un observateur des Etats-Unis " Prescrire, juillet 2008 http://www.sante.net

Prescrire publie en effet le courrier d’un universitaire américain qui fait des recherches en Europe. La revue note que le chercheur " s’étonne de voir aussi peu d’échos dans les médias grand public européens d’affaires de médicaments dangereux qui font pourtant la une des médias aux États-Unis : alerte de pharmacovigilance et dissimulation de données par la firme (aprotinine), minimisation d’effets indésirables graves (olanzapine), refus d’autorisation de mise sur le marché d’un anti-inflammatoire de la famille des coxibs par l’agence états-unienne des médicaments, etc. ".
Prescrire constate que l’universitaire américain " déplore que de telles informations n’aient pas été traitées ou très peu dans la presse grand public en Europe, alors qu’elles intéressent de nombreux patients " et que " ces informations font l’objet de vastes débats publics aux Etats-Unis ".

de plus :

" 62% des médicaments achetés en ligne sont faux " Le Figaro économie Revue de presse rédigée par Laurent Frichet sur http://www.sante.net

C’est ce qu’indique Le Figaro économie, qui relaie une étude publiée par l’Alliance européenne pour l'accès à des médicaments sûrs (EAASM). Le quotidien ajoute que " la plupart [de ces médicaments] sont livrés avec des échantillons de médicament à risque ".
Le Figaro économie précise qu’" on trouve ainsi en quelques clics des médicaments prescrits dans le traitement des maladies graves, comme les affections cardiovasculaires et respiratoires (Lipitor, Plavix, Loversyl, Micardis…), les troubles neurologiques et les maladies mentales (Zyprex, Eflexor…), sans compter le Viagra ou le Cialis ".
Le journal observe qu’" une analyse approfondie a même permis de montrer que les médicaments ont été livrés aux auteurs de l'étude "sans qu'ils aient eu à simplement montrer le moindre justificatif médical" ".
Le quotidien relève que " 95,6 % des pharmacies en ligne étudiées travaillent en toute illégalité, 90 % délivrent sans ordonnance et 86 % des tampons "pharmacien agréé" sont des faux ".
L'EAASM prévient : " Pris sans surveillance médicale, le mélange de ces substances peut entraîner la mort ".
Le Figaro économie note que " le rapport suggère, entre autres, que les moteurs de recherche les plus utilisés "éliminent des résultats de recherche les pages Web qui proposent des médicaments de contrefaçon" ".

Et finalement ce sera de la faute des médecins

" Les médecins incités à prescrire mieux pour gagner plus " La Tribune sur http://www.sante.net

La Tribune note en effet que " l'assurance-maladie va inciter les généralistes à signer des contrats individuels. Ils recevront une dotation de quelques milliers d'euros s'ils remplissent les objectifs fixés ".
Le journal remarque que le principe " doit permettre un meilleur fonctionnement du système de soins, à un moindre coût ".
Le quotidien explique qu’" en clair, [les médecins volontaires] devront prescrire plus de génériques et s’adapter, à titre individuel, aux grands principes de la "maîtrise médicalisée" " nouvelle formule.
La Tribune précise que " les médecins ayant fait le choix du contrat individuel devront respecter d’autres engagements : s’investir davantage dans la prévention, notamment en surveillant les dépistages du cancer ; assurer un meilleur suivi des patients atteints de pathologies chroniques, et participer à la permanence des soins ".

Le journal indique que " les généralistes qui auront respecté 100 % des objectifs fixés par l’assurance-maladie bénéficieront d’une dotation supplémentaire de "quelques milliers d’euros" ". " Si les objectifs ne sont qu’en partie remplis, le médecin ne devrait toucher qu’une partie de cette dotation, en prenant en compte les efforts réalisés ", poursuit le quotidien.
La Tribune cite toutefois Michel Chassang, président de la CSMF, qui remarque que " l’efficience de la prescription risque de mettre en contradiction l’intérêt du médecin et l’intérêt du patient ".
" Ce système va également affaiblir la convention ", ajoute le responsable.

Ce dernier système pourrait se voir être très intéressant pour certains lobbies qui vont pouvoir faire passer leurs messages et leurs produits à travers des circuits officialisés, et quasi obligatoires ; on peut en avoir une idée avec les campagnes " d’information " évoluant depuis quelques années sur la grippe aviaire, où il faut absolument avoir une réserve de Tamiflu (médicament antigrippal, qui depuis a révélé certains effets secondaires) puis on oublie ca (le stock a été vendu ailleurs), et il faut vacciner contre la grippe tout le monde, mais malheureusement des publications récurrentes montrent qu’on n’a pas encore trouvé le vaccin alors on ne peut plus imposer le vaccin de la grippe dite banale, ensuite on fait de la publicité sur les masques, qui doivent avoir telle homologation, et sur les gants avec telle autre homologation, mais il semble que les professionnels n’ont pas plus renouvelé leurs stocks, déjà avec plein d’homologations.

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