Ephémérides de Juillet:

Pleine Lune le 11 à 03 h 03 (05 h 03 local) Nouvelle Lune le 25 à 04 h 32 TU (06 h 32 local)

Le 1er juillet à 12 h 00, nous serons le 2 453 918éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Cancer à celui du Lion le 22 à 23 h 19 TU (01 h 19 le 23 local)

30 juin/1er juillet : VII at Simiuisoni 4379 ; 08/09 juillet: I Equi : mois dédié à Nemetona (déesse du Nemeton, espace consacré au divin), et au genêt (Banatlos).

^ _ ` a b c d e f g h i

Il y a un coté pratique dans la maladie d’Alzheimer qu’il ne faut pas négliger

Il vaut mieux jouer au mah-jong que de regarder la télévision

Le Mild Cognitive Impairment amnésique (MCIa) est considéré par la majorité des spécialistes comme l'état prédementiel de la maladie d'Alzheimer (MA). Sur le plan clinique ces patients non déments présentent une plainte mnésique sans conséquence sur les activités de la vie quotidienne avec une diminution isolée des performances mnésiques objectivée par des tests neuropsychologiques. Actuellement, il n'existe pas de médicaments permettant de retarder de manière notable l'évolution vers la MA. Plusieurs études épidémiologiques ont identifié un certain nombre de facteurs de risque (HTA,…) ou protecteurs (consommation raisonnée de vin rouge..) influençant l'apparition de la MA. Par ailleurs différents travaux ont évoqué la possibilité que le niveau d'activité des sujets âgés pouvait aussi intervenir. Une équipe de New York vient de monter que le type des loisirs pratiqués semble aussi influencer le risque de développer un MCIa.

Elle rapporte en effet les données du suivi d'une cohorte de 437 sujets âgés de plus de 75 et non institutionnalisés (Bronx Aging Study), sélectionnés par le Blessed Information-Memory-Concentration test qui est un test validé et corrélé avec la MA. Le niveau d’activité cognitive et physique a été déterminée pour chaque patient en fonction du degré de participation à différents types de loisirs dans 6 domaines cognitifs (lecture, jeux de cartes..) et 10 domaines physiques (tennis, golf…) établi grâce à un questionnaire. Après un suivi moyen de 5,6 ans, 58 patients ont développé un MCIa, l'évaluation mnésique étant effectuée avec l'échelle Blessed et les sujets considérés comme MCIa lorsque le score était inférieur à la moyenne-1,5 déviation standard. Il est apparu que chaque augmentation d'un point du score d’activité cognitive (mais non d’activité physique) au cours des loisirs diminuait de 5 % le risque de développer un MCIa.

Dans le même numéro de Neurology sont publiés les conclusions de la Chongqing Aging Study qui confirment ces résultats. Cette étude a concerné 5437 chinois de plus de 55 ans. Ces sujets étaient interrogés sur leurs habitudes de loisirs physiques, intellectuels et en matière de télévision. Il est intéressant de noter que la pratique des loisirs intellectuels avait le même effet que celui observé dans l’étude new-yorkaise alors que la contemplation régulière du petit écran augmentait de 20 % le risque d'apparition de MCI. Cependant ces études restent observationnelles et les études interventionnelles risquent d’être difficiles à mettre en œuvre pour préciser le rôle néfaste de la télévision sur nos performances mnésiques. Il faudra donc attendre encore quelques années avant d’avoir le plaisir de voir apparaître sur les postes de TV cette notice d’information : " l’abus de télévision peut avoir des effets néfastes sur votre santé "

Dr Christian Geny, le 03 mai 2006


Rundek T et Bennett D : "Cognitive leisure activities, but not watching TV, for future brain benefits". Neurology 2006 66 : 794-795.
Verghese J et coll. : " Leisure activities and the risk of amnestic mild cognitive impairment in the elderly" Neurology 2006 66: 821-827
Wang JY et coll. : "Leisure activity and risk of cognitive impairment : The Chongqing aging study." Neurology 2006 66: 911-913. © Copyright 2005 http://www.jim.fr

Faire de l'exercice trois fois par semaine pour éviter l'Alzheimer

Une étude de cohorte prospective a évalué les effets de l'exercice physique régulier sur le risque de maladie d'Alzheimer chez 1740 sujets âgés d'au moins 65 ans, indemnes de tout déficit cognitif à l'état basal.

Au terme d'un suivi moyen de 6,2 années, 168 participants ont développé une démence qui, dans 107 cas, s'est avérée être une maladie d'Alzheimer. Une relation inverse a été mise en évidence entre l'exercice physique régulier et le risque de survenue de troubles démentiels.

Ainsi, chez les sujets qui pratiquaient une activité sportive au moins 3 fois par semaine, la fréquence des démences a été estimée à 13 pour 1000 sujets-années, versus 19,7 pour 1000 en cas d'activité physique inférieure. Le risque relatif correspondant, ajusté en fonction de l'âge et du sexe, est donc de 0,62 (p = 0,004).

L'interaction entre exercice et performances liées à l'état physique s'est révélée statistiquement significative (p = 0,013). Cette étude de cohorte prospective plaide en faveur de l'exercice physique régulier comme moyen simple pour prévenir les démences, notamment la maladie d'Alzheimer. La mesure semble bénéfique même quand elle est appliquée chez des sujets âgés de plus de 65 ans. Dr Philippe Tellier

Larson EB et colI.Ann Int Med., 2006; 144: 73-81.

Le même en anglais, pour les sujets le lisant … encore … dans le texte :


Exercise is associated with reduced risk for incident dementia among persons 65 years of age and older.
Larson EB, Wang L, Bowen JD, McCormick WC, Teri L, Crane P, Kukull W.
Ann Intern Med. 2006 Jan 17;144(2):73-81.


Center for Health Studies, Group Health Cooperative, Seattle, Washington 98101-1448, USA. larson.e@ghc.org

BACKGROUND: Alzheimer disease and other dementing disorders are major sources of morbidity and mortality in aging societies. Proven strategies to delay onset or reduce risk for dementing disorders would be greatly beneficial. OBJECTIVE: To determine whether regular exercise is associated with a reduced risk for dementia and Alzheimer disease. DESIGN: Prospective cohort study. SETTING: Group Health Cooperative, Seattle, Washington. PARTICIPANTS: 1740 persons older than age 65 years without cognitive impairment who scored above the 25th percentile on the Cognitive Ability Screening Instrument (CASI) in the Adult Changes in Thought study and who were followed biennially to identify incident dementia. MEASUREMENTS: Baseline measurements, including exercise frequency, cognitive function, physical function, depression, health conditions, lifestyle characteristics, and other potential risk factors for dementia (for example, apolipoprotein E epsilon4); biennial assessment for dementia. RESULTS: During a mean follow-up of 6.2 years (SD, 2.0), 158 participants developed dementia (107 developed Alzheimer disease). The incidence rate of dementia was 13.0 per 1000 person-years for participants who exercised 3 or more times per week compared with 19.7 per 1000 person-years for those who exercised fewer than 3 times per week. The age- and sex-adjusted hazard ratio of dementia was 0.62 (95% CI, 0.44 to 0.86; P = 0.004). The interaction between exercise and performance-based physical function was statistically significant (P = 0.013). The risk reduction associated with exercise was greater in those with lower performance levels. Similar results were observed in analyses restricted to participants with incident Alzheimer disease. LIMITATIONS: Exercise was measured by self-reported frequency. The study population had a relatively high proportion of regular exercisers at baseline. CONCLUSION: These results suggest that regular exercise is associated with a delay in onset of dementia and Alzheimer disease, further supporting its value for elderly persons.

Mais la recherche continue … et il faut tous ses neurones pour cette lecture…

Gènes de susceptibilité pour la maladie d´Alzheimer

VON BROECKHEVEN C. Les marqueurs biologiques de la maladie d´Alzheimer. Neurologie pratique. 2005 ; Supplément au n°9.3

Pr Patrick HENRY Mercredi 21 Décembre 2005

La compréhension des mécanismes biologiques sous-tendant la maladie d´Alzheimer est essentielle pour élaborer de nouvelles thérapeutiques. On sait qu´il s´agit d´une maladie mult-factorielle à laquelle contribuent des facteurs génétiques et environnementaux. Les antécédents familiaux de MA constituent un facteur de risque notable et les études génétiques commencent à porter leurs fruits. Trois gènes responsables de formes héréditaires à début précoce (entre 25 et 65 ans) ont été identifiés. L´APP (amyloïde precursor proteine), la PS1 (preseniline 1) et la PS2 (preseniline 2). Leur impact biologique est la cascade amyloïde aboutissant aux lésions neuropathologiques. Ces formes familiales à début précoce représentent moins de 1 % des cas de MA mais correspondent à un risque majeur pour le patient porteur d´une des nombreuses mutations au sein de ces gènes. Cette forme particulière est compatible avec une maladie génétique à transmission autosomique dominante.
Il existe par ailleurs un gène de susceptibilité, celui de l´apoprotéïne E, découvert sur le chromosome 19. Le gène de l´Apo E (protéïne de transport de lipides fortement exprimée dans le cerveau) possède trois formes alléliques qui confèrent différents niveaux de risque pour la maladie. e2, e3 et e4. L´allèle e4 est associé à un risque accru de dévolopper la MA, estimé à 5 % en présence d´un seul allèle e4 et aux alentours de 10 % dans les formes e4/e4. L´impact épidémiologique de l´apo E est estimé aux alentours de 25 %, comparativement à moins de 0,01 % pour les mutations de l´APP, PS1 ou PS2.

Rappel du dictionnaire : Cognifif

Alain Rey, auteur du Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert, 1998.

Grand succès, grâce à la langue anglaise, pour cet adjectif savant. Le verbe latin cognoscere, formé sur noscere, signifie " parvenir à savoir " malgré Claudel et ses étymologies très idéologiques, la connaissance n'est pas une co-naissance, mais un co-savoir, un co-trouver et parfois une fréquentation intime (" connaître bibliquement ", dit-on). Parmi les dérivés latins de cognoscere, cognitio et cognitivus ont été transportés sans modifications en français. Le mot est d'abord du jargon latin dans le français, puis il s'affirme au XVIe siècle, époque où il passe aussi en anglais, langue où les savants, peut-être plus volontiers pédants, l'emploient plus que leurs collègues français. Lorsque la psychologie se préoccupe de la genèse de la connaissance dans l'esprit humain, au milieu du xx, siècle, on va chercher chez les Anglo-Saxons la psychologie, puis les sciences " cognitives ", réunies dans le cognitivisme. Non que le domaine soit inconnu des francophones : un de ses pionniers, le Suisse Jean Piaget, parlait, lui, de " psychologie génétique ", et la philosophie de la connaissance a son nom, venu du grec, épistémologie.

Et jeu de mots …

Lire maintenant de bas en haut... en commençant par la dernière ligne et en remontant jusqu' au début c'est..... surprenant