Ephémérides de Juin  2010

Pleine Lune le 26 à 11 h 31 (14 h 31 locale), Nouvelle Lune le 12 à 11 h 16 TU (13 h 16 locale), et une éclipse partielle de lune le 26 juin entre 10 h 57 et 12 h 58 TU.

Le 1er juin à 12 h 00, nous serons le 2 455 349éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe des Gémeaux à celui du Cancer le 21 à 11 h 30 TU (13 h 30 locale)

31 mai/1er juin : VI Simiuisoni 4383 ; 9/10 juin : XV Simiuisoni 4381, Noxs Brictias (nuit de la magie) ; 25/26 juin : I Equi : mois dédié à Nemetona (déesse du Nemeton, espace consacré au divin), et au genêt (Banatlos).

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Où l’on trouve les médecines douces…amères ! … mais douces quand même

Les médecines douces, phytothérapie et homéopathie, sont de plus en plus utilisées et sont réputées sans danger. De rares effets secondaires ont cependant été rapportés ainsi que des intoxications par des métaux lourds ou des réactions allergiques lors de traitements par des herbes médicinales, en particulier en médecine chinoise traditionnelle. En Suisse le taux d’utilisation de ces médecines est notable.

De 1998 à 2007, un total de 127 815 (médiane 12 494/an) prises accidentelles de substances possiblement toxiques ont été déclarées chez l’enfant au Centre d’Information Toxicologique de Zurich qui centralise les signalements. Parmi celles-ci, 36 889 (29 %) concernaient des produits pharmaceutiques dont 3 158 (8,6 %) des médecines douces : 1 015 (32 %) des herbes médicinales (HM) et 2 143 (68 %) des remèdes homéopathiques (RH). La plupart de ces accidents (84 %) ont été signalées directement par le public, les autres par les médecins ou les pharmaciens. Les informations sur les intoxications ont été recoupées par des comptes-rendus médicaux. Il n’a pas été observé de différences significatives de signalement par an avec une moyenne de 315 (105 par HM et 210 par RH).

Les intoxications par les herbes médicinales ont été documentées dans 71 cas par un professionnel de santé : 40 (56 %) n’ont donné lieu à aucune manifestation, 28 à des symptômes mineurs et 3 modérés. Il s’agissait d’agitation ou d’apathie passagère, d’ataxie, de vomissements. La moitié des toxiques était une huile de menthe et surtout d’eucalyptus ; les autres provenaient de l’extraction des composés minéraux des herbes et le toxique était l’alcool.

Les ingestions accidentelles de médicaments homéopathiques ont été documentées dans 23 cas par des professionnels. Quatorze enfants n’ont eu aucun trouble et 9 des troubles mineurs : vomissements, douleurs abdominales, somnolence passagers. Ces médicaments étant préparés à partir d’une solution mère avec des dilutions successives, les intoxications sont exceptionnelles et liées dans ces cas à l’alcool présent dans les préparations. Dans la littérature, des cas d’allergie ou d’intoxications par des métaux lourds par contamination ont été publiés. Dans cette série, aucune intoxication sévère n’a été constatée.

Ces données suggèrent que ces intoxications sont plutôt le fait de contaminants dans des pays où la régulation et les contrôles de qualité n’existent pas.

Au total, les prises accidentelles de médicaments homéopathiques sont plus fréquentes que celles d’herbes médicinales, ces dernières déterminant plus souvent des signes cliniques.


Pr Jean-Jacques Baudon

Jan Zuzak T et coll. : Accidental intakes of remedies from complementary and alternative medicine in children-analysis of data from the Swiss Toxicological Information Centre. Eur J Pediatr., 2010:169: 681-88

http://www.jim.fr/e-docs/00/01/C8/6E/document_actu_med.phtml

Voilà une belle vision de l’homéopathie, " primum non nocere " " d’abord ne pas nuire ", je pense que ceci confirme bien son innocuité, les rares problèmes viennent de l’alcool (vraisemblablement pris en excès), et de quelques plantes non diluées (donc en dehors du principe homéopathique) et non contrôlées.

Quand je vois qu’un laboratoire sort un anti-inflammatoire de la famille des inhibiteur sélectif de la COX-2, où les problèmes sont fortement soupçonnés, je n’aurais jamais la même sérénité si il m’arrivait de devoir le prescrire.