Ephémérides de mai 2015
Pleine Lune le 04 à 03 h 43 (05 h 43 locale), Nouvelle Lune le 18 à 04 h 14 TU (06 h 14 locale),

Le 1er mai à 12 h 00, nous serons le 2 457 144éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Taureau à celui des Gémeaux le 21 à 08 h 46 TU (10 h 46 locale)

30 avril/1er mai : XIV At Cuti 4388 ; 2/3 mai : I Giamoni 4388 : Beltaine (fête du feu de Belos) et mois dédié à Belos, Belenos et Belisama et au chêne (deruos). ; 16/17 : XV Giamoni : Elna Noxs, nuit des prodiges ; 17/18 : I At Giamoni : Uegilia Leagieulas ou Uegilia Beleni Granni (fête de la médecine et de la science)(Belenos est aussi adoré sous le nom de Grannos : rayonnant, irradiant) 

 

^ _ ` a b c d e f g h i

 
Le palimpseste d'Archimède

Eliette ABECASSIS - le livre de poche 2013 – p. 372

                A propos du MAL

 

…/ Le mal n'est pas un défaut de bien, comme le dit Plotin. il faut sortir le mal du cadre de la morale, de l'axiologie et de la métaphysique. Finalement, c'est Socrate qui a raison. Le problème du mal devrait s'articuler avec une réflexion logique et même épistémologique. Autrement dit : une idée n'est ni vraie ni fausse. Une idée et une idée. Le mal commence lorsqu'il rencontre la logique. Le mal débute là où l'herméneutique s'arrête, confisqué par l'erreur logique de croire qu'une idée est vraie. Platon le dit : l'Idée est à contempler, non pas à utiliser. L'aspect diabolique du mal est sa capacité logique : le mal imite le vrai. Plus que cela, il prend le masque du vrai. Pire même : il valorise la vérité, tout comme il valorise le Bien. Dans leur échelle de valeurs, les Croisés, les Sarrasins, les inquisiteurs mettaient le Bien et la Vérité au-dessus de tout. Et au nom de cela, ils tuaient, torturaient, violaient et pillaient ceux qui avaient le malheur d'être sur leur passage, et en particulier ceux qui n'avaient pas la même foi. Tout le problème est cette distorsion logique qui rend bon le fait de tuer et de piller, qui le justifie. N'est-ce pas dans cette direction que doit s'articuler une réflexion philosophique au sujet du mal ? /…

 

                L’axiologie (du grec : axia ou axios, valeur, qualité) peut définir, soit la science des valeurs morales, soit, en philosophie, à la fois une théorie des valeurs (axios) ou une branche de la philosophie s'intéressant au domaine des valeurs.

                La métaphysique est une branche de la philosophie et de la théologie qui porte sur la recherche des causes, des premiers principes. Elle a aussi pour objet la connaissance de l'être absolu comme cause première, des causes de l'univers et de la nature de la matière. Elle s'attache aussi à étudier les problèmes de la connaissance, la nature de la réalité, de la vérité et de la liberté.

Étymologiquement, le mot se compose de μετα et φυσικά (mιta-phusikè), la " nature " et son étude, la " physique " ; et d'une préposition grecque μετά metα au sens aussi imprécis puisqu'elle peut signifier : " au milieu, parmi, avec, entre, au-delà, après ". C'est ce dernier sens qui explique l'apparition du mot.

                L'épistémologie serait selon la " tradition philosophique francophone ", une branche de la philosophie des sciences qui " étudie de manière critique la méthode scientifique, les formes logiques et modes d'inférence utilisés en science, de même que les principes, concepts fondamentaux, théories et résultats des diverses sciences, afin de déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée objective ". Dans la tradition philosophique anglo-saxonne, l'épistémologie se confondrait avec la théorie de la connaissance, et ne porterait donc pas spécifiquement sur la connaissance scientifique. Il arrive néanmoins que ce terme soit ici utilisé comme synonyme de " philosophie des sciences ". La distinction entre ces différentes acceptions, et notamment le rapport de l'épistémologie à la philosophie des sciences, n'est cependant pas clairement établie. D'autre part, l'épistémologie " continentale " peut également traiter d'objets non scientifiques. Le mot est également employé parfois pour désigner telle ou telle théorie de la connaissance. La différence entre ces deux traditions se fera donc sur l'attention portée à la connaissance scientifique plutôt qu'à la connaissance générale.

                L'herméneutique (du grec hermeneutikè, έρμηνευτική [τέχνη], art d'interprιter, hermeneuein signifie d'abord " parler ", " s'exprimer " et du nom du dieu grec Hermès, messager des dieux et interprète de leurs ordres) est la théorie de la lecture, de l'explication et de l'interprétation des textes.

L'herméneutique ancienne est formée de deux approches complètement différentes : la logique d'origine aristotélicienne (à partir du Peri hermeneia ou De l'interprétation d'Aristote) d'une part, l'interprétation des textes religieux (orphisme ou exégèse biblique par exemple) et l'hermétisme d'autre part.

L'herméneutique moderne se décline en sous-disciplines : herméneutique " littéraire " (interprétation des textes littéraires et poétiques), " juridique " (interprétation des sources de la loi), " théologique " (interprétation des textes sacrés ; on parle aussi d'exégèse), " historique " (interprétation des témoignages et des discours sur l'histoire), et " philosophique " (analyse des fondements de l'interprétation en général, et interprétation des textes proprement philosophiques). La psychanalyse est vue comme un exemple d'herméneutique (interprétation des symptômes du malade) par Paul Ricœur. La " généalogie " nietzschéenne, qui interprète les jugements de valeur (vrai/faux, bien/mal, beau/laid) à partir de l'histoire et de la physiologie (état de santé du corps), est une herméneutique pour Michel Foucault.