Ephémérides de mai 2006

Pleine Lune le 13 à 06 h 52 (08 h 52 local) Nouvelle Lune le 27 à 05 h 27 TU (07 h 27 local)

Le 1er mai à 12 h 00, nous serons le 2 453 857éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Taureau à celui des Gémeaux le 21 à 04 h 33 TU (06 h 33 local)

30 avril/1er mai : V at Cuti 4379 ; 10/11 mai: I Giamoni : Beltaine (fête du feu de Belos) et mois dédié à Belos, Belenos et Belisama et au chêne (deruos); 25/26 mai: Elna Noxs (nuit des prodiges).

^ _ ` a b c d e f g h i

Les chiffres clés du pain

Crée en 1999, le comité scientifique du pain a pour mission de conseiller les meuniers et les boulangers sur le plan nutritionnel et sanitaire. Ce groupe de réflexion pluridisciplinaire, composé d’experts venus d’horizons différents (1), s’est récemment illustré avec une étude qui a démontré que l’index glycémique du pain français était moins élevé que celui qui lui était attribué jusqu’alors (Slama G et coll., Hôtel-Dieu, Paris [2]). Selon les résultats de ce travail l’index glycémique de la baguette de tradition française est de 57, ce qui constitue, rappelons-le, un index glycémique moyen. Par ailleurs, c’est sur les conseils de ce comité scientifique que la " filière pain ", s’est engagée à réduire légèrement et progressivement la teneur en sel du pain (qui est passé d’environ 24 g/kg de farine à environ 21 g/kg d’après une analyse d’échantillons représentatifs). Avec la mise en place de l’Observatoire du pain en ce début d’année 2006, les meuniers et les boulangers souhaitent renforcer leur implication dans la recherche en nutrition afin, en particulier, de mieux faire connaître les atouts nutritionnels du pain (voir " l’Observatoire du pain : du pain sur la planche en perspective ").

Il est en effet aujourd’hui grand temps de redonner au pain une place centrale dans notre alimentation comme le recommande d’ailleurs le plan national nutrition et santé. Une augmentation de notre consommation de pain permettrait de rééquilibrer notre alimentation déficiente en glucides complexes et trop riche en glucides simples. De plus, il faut rappeler que le pain apporte une bonne part des éléments nutritifs dont nous avons besoin chaque jour.

En s’appuyant sur les données SUVIMAX (3), le Dr Jean-Marie Bourre (Inserm) a insisté au cours de sa présentation sur l’intérêt nutritionnel du pain par rapport à sa consommation. Dans l’étude SUVIMAX, les consommateurs de pain ont été répartis en 4 quartiles : des petits consommateurs aux gros consommateurs. Les petits consommateurs masculins consommaient jusqu’à 84 g de pain par jour. Les consommateurs modérés (2e et 3e quartile) respectivement de 84 à 126 g et de 126 g à 174 g de pain par jour. Quant aux " gros mangeurs " de pain, ils en consommaient plus de 174 g par jour. Du coté des femmes, les quantités de pain absorbées variaient de 52 g par jour (1er quartile) à plus de 100 g par jour (4e quartile).

Si l‘on s‘intéresse aux différentes catégories d’aliments consommées par les gros mangeurs de pain, on s’aperçoit que ce sont eux qui consomment la plus grande quantité de fibres alimentaires : 23 g/jour vs 14 g/jour pour les petits consommateurs de pain (pour des apports journaliers recommandés de 30 g/par jour). Le pain contient en effet une quantité non négligeable de fibres qui varie de 3,5 à 7 g pour 100 g selon le type de pain. Le pain apporte aussi une quantité tout à fait appréciable de vitamines et de minéraux (cf tableau). Globalement, le pain fournit chez les forts consommateurs près de 15 % des apports en vitamine B1 et en vitamine B6, environ 20 % des apports quotidiens en magnésium et jusqu’à 20 % des apports nutritionnels conseillés en fer. Le pain contribue également à la couverture des besoins en zinc en fournissant près de 14 % des apports journaliers en zinc. Enfin, les résultats de SUVIMAX permettent de tordre définitivement le cou à une idée reçue : non le pain ne fait pas grossir ! Ce sont en effet les sujets dont l’IMC est le plus bas qui sont les plus forts consommateurs en pain, même si la différence est faible : IMC d’un peu plus de 24 chez les forts consommateurs versus IMC d’un peu plus de 25 chez les faibles consommateurs. Ce qui n’est pas vraiment étonnant puisque le pain n’apporte que peu de lipides. De plus, le pain a un effet rassasiant contrairement aux aliments à index glycémique élevé dont la consommation est associée à une augmentation des prises alimentaires entre les repas (le snacking augmente de 81 % après un repas à IG bas élevé chez des adolescents obèses [4]).

Dr Laurence Houdouin

D’après la présentation du Dr Jean-Marie Bourre.

" Présentation de l’Observatoire du pain " avec Jean-Pierre Crouzet (Président de la confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française), Michel Deloingce (Président de l’Association nationale de la meunerie française), le Docteur Jean-Marie Bourre (Directeur de l’unité de neuro-pharmaco-nutrition de l’Inserm, membre de l’Académie de médecine, membre du comité scientifique du pain), et le Dr Olivier Kandel (Responsable du département des études et recherches de la Société française de médecine générale, SFMG). Jeudi 13 avril 2006 (Paris).

(1) Pr Christian Cabrol, expert en cardiologie, Pr Patrick Berche, expert en microbiologie, Dr Jean-Marie Bourre, expert en nutrition, Pr Christophe Dupont, expert en pédiatrie, Pr Serge Hercberg, expert en épidémiologie statistique, Pr Claudine Julienne, expert en génétique, Pr Francisque Leynadier, expert en allergologie, Pr François-Marie Pailler, expert en toxicologie.

(2) Détermination de l’index glycémique et insulinémique du pain français chez l’homme sain et diabétique. Rizkalla SW, Bruzzo F, Boillot J, Slama G pour la collective pain.

(3) Non encore publiée

(4) Ludwig et coll. (1999)