Ephémérides de Avril 2008

Pleine Lune le 20 à 10 h 26 (12 h 26 locale) Nouvelle Lune le 06 à 03 h 56 TU (05 h 56 locale)

Le 1er avril à 12 h 00, nous serons le 2 454 558éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du signe du Bélier à celui du Taureau le 19 à 16 h 52 TU (18 h 52 locale)

31 mars/1er avril : XI Cuti 4381 : mois dédié à Esus et au noisetier (coslos). 19/20 avril : I ciallosbuis sonnocingos, Mois embolismique (dit Santaranoi minses), à durée variable (29 ou 30 lates), en fonction de la pleine lune du mois suivant. Ce mois est inséré tous les 5 ans, en milieu de lustre quinquennal.

 

^ _ ` a b c d e f g h i

un placebo, un générique et un grattouillis

Plus un placebo est cher, plus il serait efficace

Le Monde aborde la " conclusion déroutante à laquelle parvient une étude " publiée dans le JAMA.
Le journal relaie en effet ce travail mené par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology, qui a recruté " 82 volontaires pour tester un nouvel analgésique aux caractéristiques proches de la codéine. En réalité, un placebo ".
Le Monde explique que " les participants sont divisés en deux groupes : les plus chanceux se voient remettre une pilule à 2,50 dollars, les moins heureux le même cachet, présenté en réduction à 0,10 dollar. Tous ont en revanche la joie de subir des séries de décharges électriques pouvant aller jusqu'à 80 volts ".
Le quotidien poursuit : " Les participants sont invités à quantifier leur peine. Résultat, 85 % des bénévoles du groupe ayant ingurgité la pilule à 2,50 dollars notent une réduction de la douleur, contre seulement 61 % pour ceux qui ont avalé le médicament en promotion ".
Le Monde cite Dan Ariely, docteur en économie comportementale, qui a dirigé l'étude, qui précise que
" le prix n'est qu'une des variables du marché, au même titre que l'emballage ou la marque, qui peuvent accentuer l'effet placebo ".
Dan Ariely note que " pour la pilule à 0,10 dollar, c'est davantage le fait qu'elle soit en promotion que son prix qui a influencé les participants ".
Le quotidien cite Jean-François Bergmann, spécialiste de thérapeutique à l'hôpital Lariboisière, à Paris, qui remarque lui aussi que " la façon dont un médicament est donné participe pleinement à l'effet pharmacologique. Il doit l'être avec conviction ".
Le Monde observe que " l'étude ouvre dans tous les cas de nombreuses perspectives ",
notamment en ce qui concerne les génériques et " la mauvaise perception dont ils souffrent ".

Médicaments génériques et épilepsie : l’Afssaps " se veut rassurante "

La Croix note en effet que " dans un avis rendu public hier, l’Afssaps a indiqué qu’aucun lien ne pouvait être établi entre les récidives de cirses d’épilepsie et la prise de médicaments génériques ".

Le journal rappelle que " cette question suscite depuis plusieurs années un débat parmi les neurologues et les patients ".

Le quotidien cite ainsi la Ligue française contre l’épilepsie, qui remarquait en juillet dernier que " de petites variations de concentration (dans le sang) entre médicament princeps et générique, ou de générique à générique, peuvent provoquer des effets toxiques ou la récidive de crises ".

La Croix retient que l’Afssaps " se veut rassurante ", et cite Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l’agence, qui " insiste sur la nécessité, en cas de substitution, d’un "dialogue approfondi" entre le médecin et son patient afin éviter tout sentiment d’angoisse chez ce dernier ".

Le Pr Hervé Vespignani, chef du service de neurologie du CHU de Nancy, remarque ainsi que " le simple fait que la boîte de comprimés change de couleur peut inquiéter certains patients. Or, l’anxiété est un facteur déclenchant fréquent dans les crises d’épilepsie ".

Le Parisien note aussi que selon l’Afssaps, " l’efficacité des médicaments génériques ne peut pas être "remise en cause" pour le traitement de l’épilepsie ".

" Les bienfaits visibles des gratouillis " Sciences et Avenir numéro 733

Sciences et Avenir consacre un article à une expérience sur les " bienfaits visibles des grattouillis ", menée par Gil Yosipovitch et ses collègues de l'université Wake Forest, à Winston-Salem (Caroline du Nord, Etats-Unis), et relatée dans le Journal of Investigative Dermatology.
Le mensuel explique que " 13 volontaires ont été placés dans un appareil d'imagerie par résonance magnétique nucléaire. Pendant que la machine fonctionnait, un des chercheurs, armé d'une petite brosse, grattait le bas de la jambe du sujet durant trente secondes, faisait une pause d'un temps équivalent et réitérait l'opération. Le tout durant 5 minutes. ".
Le magazine note que " les résultats mettent en lumière les zones du cerveau qui s'inactivent et celles qui redoublent d'intensité durant le grattouillis ".
Sciences et Avenir observe que " l'effet le plus significatif est la baisse d'activité dans la région du cortex cingulé, une aire associée aux expériences sensorielles désagréables, notamment la douleur. Plus le grattage est intense, plus cette zone voit son activité réduite ".
Le mensuel remarque que
" pour les chercheurs, c'est la preuve que les démangeaisons ou des affections comme l'eczéma ou le prurit peuvent être soulagées par le grattage (mais cela peut endommager la peau) ".
Sciences et Avenir indique que " l'équipe envisage de s'intéresser à des patients souffrant de ces affections afin de mieux jauger les éventuels effets bénéfiques du grattouillis ".

(www.sante.net par Laurent Frichet)