Ephémérides de février  2011

Pleine Lune le 18 à 08 h 37 (09 h 37 locale), Nouvelle Lune le 03 à 02 h 32 TU (03 h 32 locale)

Le 1er février à 12 h 00, nous serons le 2 455 594éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du Verseau au Poisson le 19 à 00 h 26 TU (01 h 26 locale)

31 janvier/1er février: XV Riuri 4384 uocomarcos, la recherche : Les trois Druides primordiaux Uocomarcos " Recherche ", Uissus " Savoir " et Eulaxsos " Sagesse " sont là pour nous indiquer les moyens d’arriver au but. 1/2 février, I At Riuri 4384: Noxs Runas (nuit du mystère); 16/17 février: I Anaganti 4384: lactation des brebis, mois dédié à Brigantia et à l’Aubépine 

 

 

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Encore un bienfait de la lecture !

Selon une étude de l'INSERM, du CEA, de l'Université Paris Sud et du Collège de France, l'apprentissage de la lecture améliorerait le fonctionnement en réseau de plusieurs aires cérébrales. En mesurant l'activité du cerveau de volontaires portugais illettrés ou maîtrisant la lecture, Stanislas Dehaene et ses collègues ont constaté que les personnes sachant lire comprennent plus facilement le langage parlé, et que le cerveau consomme moins d'énergie à cette fin, ce qui se traduit par une activation plus discrète des aires du langage lors de la compréhension du langage parlé.

En revanche, la perception du langage parlé active davantage une zone nommée planum temporale, qui convertit les sons en segments de mots écrits, ou graphèmes. En d'autres termes, le cerveau lettré réalise une opération en temps réel d'écriture mentale, en même temps qu'il comprend plus aisément le sens du langage parlé.

Enfin, il " voit " la forme des mots entendus. Une aire du cerveau nommée " aire visuelle de reconnaissance des mots " est automatiquement activée. En écoutant autrui parler, le cerveau écrit mentalement et observe les mots ainsi composés. Les mots sont compris à la fois par l’oreille et par la vue, ce qui expliquerait l'effet de facilitation du langage chez les lecteurs.

La lecture est par conséquent un enjeu cognitif majeur. Support de l'histoire, elle est aussi un socle de la communication orale, et son remplacement progressif par un univers purement visuel offrirait la perspective d'un cerveau diminué, au moment où l'on s'interroge sur la possibilité d'augmenter les capacités cognitives du cerveau.

S Dehaene et al, How learning to read changes the cortical networks for vison and language, in Science

à paraître

Cerveau & Psycho - no 43 janvier-février 2011