Ephémérides de janvier 2014

Pleine Lune le 16 à 04 h 53 (05 h 53 locale), Nouvelle Lune les 1 à 11 h 15 (12 h 15 locale) et le 30 à 21 h 40 (22 h 40 locale), Le 1er janvier à 12 h 00, nous serons le 2 456 659éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du Capricorne au Verseau le 20 à 03 h 52 (04 h 52 locale)

31 décembre/1er janvier, VI Riuri 4386: Riuros  : mois dédié à Epona et au Sapin (Sappos). 09/10 : XV Riuri : uocomarcos, la recherche : Les trois Druides primordiaux Uocomarcos " Recherche ", Uissus " Savoir " et Eulaxsos " Sagesse " sont là pour nous indiquer les moyens d’arriver au but. 10/11 : I At Riuri : Noxs Runas (nuit du mystère) ; 25/26 : I Anaganti 4386: Imbolc (lustration), lactation des brebis, Anagantios : mois dédié à Brigantia et à l’Aubépine  (Spetes)

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Où faire de beaux muscles ne rime pas avec virilité ! !

        La prise de stéroïdes anabolisants, première étiologie d’hypogonadisme sévère chez les hommes jeunes

        Les stéroïdes androgéniques anabolisants (SAA) sont des dérivés de la testostérone destinés à augmenter les tissus cellulaires (anabolisme), notamment la masse musculaire maigre. Interdits par les organisations sportives (dopage), les SAA sont utilisés par certains homme jeunes pour améliorer leur profil musculaire (bodybuilding). Or, ils risquent d’entraîner une atrophie testiculaire (AT) par suppression de la sécrétion de gonadotrophines, d’où effondrement de la sécrétion de testostérone naturelle, cette AT pouvant être transitoire ou définitive. La prolifération des articles sur ce sujet dans la presse grand public a entraîné la multiplication des cas d’hypogonadisme diagnostiqués et traités chez des hommes jeunes, et les SAA en seraient souvent la cause méconnue.

        Après une 1ère étude, portant sur 6 033 hommes suivis pour hypogonadisme, les dossiers de 97 d’entre eux ayant une hypotestostéronémie majeure (< 5 nmol/l), et actuellement sous traitement par testostérone ont été repris et il a été demandé à ces patients de remplir un questionnaire portant notamment sur la prise antérieure de SAA.

        Sur ces 97 patients (âge moyen 46 ans), 73 consultaient pour AT et 26 pour stérilité. Vingt d’entre eux avaient un hypogonadisme primaire (castration chirurgicale, syndrome de Klinefelter, insuffisance gonadique primitive) et 77 une cause extra-testiculaire (adénome hypophysaire, mais surtout iatrogène, et la 1ère étiologie [42 cas, soit 43 % du total] est l’antécédent de prise de SAA).

        Forts de cette prévalence élevée et inattendue, les auteurs ont étudié une cohorte de 382 hommes consultant pour AT : 80 d’entre eux (21 %) ont reconnu avoir utilisé les SAA et étaient en moyenne de 11 ans plus jeunes que leurs 302 congénères qui n’y avaient pas eu recours, et une exposition aux SAA était retrouvée 10 fois plus souvent pour les hommes de moins de 50 ans que pour ceux de plus de 50 ans. Ce sont les célibataires, au niveau socioculturel bas, dont l’addiction est la plus forte pour les SAA, la molécule la plus souvent concernée étant la nandrolone. Outre l’AT, les effets indésirables les plus fréquents étaient la rétention hydrique et l’acné.

        La prise de stéroïdes anabolisants est l’étiologie principale de l’hypogonadisme sévère, et doit donc être recherchée prioritairement.

                Dr Jean-Fred Warlin

RÉFÉRENCES : Coward RM et coll. : Anabolic steroid induced hypogonadism in young men. J Urol., 2013; 190: 1-6

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