Ephémérides de Janvier 2010

Pleine Lune le 30 à 06 h 19 (07 h 19 locale), Nouvelle Lune le 15 à 07 h 12 (08 h 12 locale) et une éclipse annulaire du soleil le 15 janvier de 04 h 04 (01 S 31 E) à 10 h 06 (29 N 108 E)

Le 1er janvier à 12 h 00, nous serons le 2 455 198éme jour du calendrier Julien

Pour les naissances, le soleil passera du Capricorne au Verseau le 20 à 04 h 29 (05 h 29 locale)

31 décembre/1er janvier, III Riuri 4383: mois dédié à Epona; 13/14 janvier, I At Riuri: Noxs Runas (nuit du mystère); 28/29 janvier: I Anaganti 4383: lactation des brebis, mois dédié à Brigantia et à l’Aubépine 

^ _ ` a b c d e f g h i

ET LA BLAGUE CONTINUE … EN ATTENDANT LA DEMISSION DU MINISTRE

ON ANNONCE D’ABORD : " Grippe A : l’épidémie est finie "

Le Parisien, Le Figaro, La Croix, La Tribune, L’Humanité

Thierry Blanchon, responsable adjoint du réseau Sentinelles, indique : " Nous en sommes à 130 cas pour 100 000 habitants, alors que le seuil épidémique est situé à 182 cas. Cela confirme la fin de la première vague épidémique qui a débuté en septembre ".

Le Parisien note qu’" en 16 semaines, le virus H1N1 a touché 2,8 millions de personnes " et " causé 269 décès " en France.

Thierry Blanchon observe toutefois que " c’est le nombre de personnes qui ont consulté leur généraliste. C’est sans compter celles qui ont eu des symptômes mais qui se sont soignées toutes seules, et celles qui ont été infectées mais qui n’ont pas eu de symptômes ".

Le quotidien indique ainsi qu’" une étude récemment publiée par l’université d’Aix-Marseille affirme qu’elle aurait touché près de 13 millions de personnes ".

Thierry Blanchon précise que " d’ici quelques semaines, des études de séroprévalence vont débuter. Le but est de savoir, grâce à des analyses de sang, quelle proportion de la population a été infectée. Ce sera le seul moyen d’avoir des données fiables ".

Le directeur général de la santé précise qu’" un nouveau pic n’est pas à exclure. […] Il faut profiter de ce moment de répit pour se faire vacciner dans le calme ".

BEN ! VOYONS ! … LA BLAGUE CONTINUE mais il y a des gens qui se posent des questions

H1N1 : 80 % de formes inapparentes… pas si simple !

Approcher le nombre réel de sujets déjà infectés par le virus de la pandémie grippale actuelle est un objectif important. Cette évaluation permettrait en effet à la fois de connaître plus exactement le taux de formes graves ou mortelles de la maladie et de déterminer le pourcentage de la population non immunisé à qui la vaccination peut être proposée.

C’est à ce travail que se sont attelés Antoine Flahault et coll. (1). Pour y parvenir ces auteurs sont partis des données de l’enquête sérogrippeHebdo, étude de séroprévalence conduite en France chez des femmes enceintes. Lors des 48ème et 49ème semaine de 2009, 10,6 % des tests d’inhibition de l’hémaglutination (IHA) pour le virus A (H1N1) réalisés chez ces femmes enceintes étaient positifs (taux supérieur à 1/40).

4 infections sur 5 ne conduiraient pas à une consultation

A partir de cette donnée objective, A Flahault et coll. se sont livrés à de multiples extrapolations. Ils ont d’abord assimilé les sujets positifs en IHA à des individus infectés récemment par le virus A (H1N1). Ils ont ensuite considéré que leur échantillon de femmes enceintes était représentatif de l’ensemble de la population des deux sexes de 20 à 39 ans, et ont donc pu estimer de ce fait par un calcul simple que 1 712 000 (!) sujets de cette tranche d’âge devaient avoir une IHA positive à la date de l’enquête en France (avec un intervalle de confiance à 95 % [IC95] très large entre 1 172 000 et 2 311 300). Or, selon les données issues du Réseau Sentinelle de surveillance français de la grippe, dans la même tranche d’âge, le nombre de cas cumulés de grippe A (H1N1) ayant nécessité une consultation durant la période allant de la semaine 36 à la semaine 47 de 2009 est estimé à 336 288 (IC95 entre 207 303 et 421 299). La comparaison de ces deux chiffres, celui des séropositifs en IHA et celui des cas cliniques probables permet à A Flahault et coll. de conclure que le pourcentage d’infections à virus A (H1N1) asymptomatiques, paucisymptomatiques ou ne requérant pas une consultation doit être proche de 80 % (plus précisément 80,4 % !). Si l’on en croit ce travail, seule une contamination sur 5 par le virus donnerait donc lieu à une consultation.

Ces résultats publiées sur le site PLoS Currents ont été largement relayés par les médias grand public et ont même fait l’objet d’un long sujet au journal de 20 h de France 2 à partir duquel on ne pouvait que conclure que la grippe A (H1N1) était moins souvent symptomatique que la grippe saisonnière.

De nombreuses incertitudes méthodologiques

  1. L’absence de précision sur le nombre de femmes enceintes effectivement testées les 48ème et 49ème semaine de 2009 dans le cadre de sérogrippeHebdo
  2. Considérer les femmes enceintes comme représentatives de la population ne semble pas pertinent.
  3. Les données issues du Réseau Sentinelle ou du réseau des Grog (Groupes régionaux d’observations de la grippe) qui ne doivent être considérées que comme des tendances et non comme des valeurs mesurées (2).
  4. Les intervalles de confiance très larges de la séroprévalence estimée

LA BLAGUE SOUS LA BLAGUE : Il y aurait plus de 20% de la population déjà immunisée … cela casse l’ambiance de la grippe si terrible que personne ne connaîtrait.

IHA positive n’est pas un équivalent d’infection récente !

5) Au-delà de ces considérations méthodologiques, il nous semble surtout important de souligner le fait que l’étude sérogrippeHebdo ne mesure qu’une séroprévalence et non comme l’indiquent un peu rapidement les auteurs un taux de séroconversion récente. Il suffit pour s’en convaincre de se reporter aux données issues des études sur l’immunogénicité des vaccins monovalents dirigés contre le virus A (H1N1) publiées très récemment. Par exemple dans l’étude de Plennevaux, avant toute injection de vaccin 20 à 31 % des adultes américains, avaient des taux d’IHA contre le virus A (H1N1) supérieurs à 1/40 (4). Il en était de même de 32 % des australiens et de 4 % des chinois participants à des essais vaccinaux. Même si la signification précise de ces séropositivités apparemment antérieures à tout contact avec le virus de la pandémie actuelle n’est pas totalement claire (une immunité croisée avec un virus saisonnier plus ou moins ancien est possible), il n’en reste pas moins qu’un taux d’IHA supérieur à 1/40 ne peut être considéré comme le signe indiscutable d’une infection récente (5). Et donc que le fait que 10,4 % des femmes enceintes se sont révélées positives en IHA ne permet ni d’estimer le taux de contamination par le virus A (H1N1) dans la population ni a fortiori d’affirmer que le pourcentage de formes symptomatiques de la grippe pandémique est inférieur à celui de la grippe saisonnière !

Dr Anastasia Roublev

1) Flahault A et coll. : Symptomatic infections less frequent with H1N1pdm than with seasonal strains. PloS Currents: Influenza (2009).
2) http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/docs_professionnels/methodo_surveillance_grippe_161209.pdf
3) http://www.invs.sante.fr/surveillance/grippe_dossier/docs_professionnels/estimation_cas_graves_grippe_a_h1n1_171209.pdf
4) Plennevaux E et coll : Immune response after a single vaccination against 2009 influenza A H1N1 in USA : a preliminary report of two randomised controlled phase 2 trials. Lancet 2009; publication avancée en ligne le 16 décembre 2009 (DOI:1016/S0140-6736[09]62026-2).
5) Hancock K et coll. Cross-reactive antibodyresponses to the 2009 pandemic H1N1 influenza virus. N Engl J Med 2009 ; 361:1945-52

ENFIN IL Y A DES GENS QUI S’INQUIETENT

http://www.i-services.net/membres/newsbox/fiche_news.php?uid=151229&sid=97380&idbox=1643&id=24483

Le Parlement européen va enquêter sur l’OMS et le scandale " pandémique "
par F. William Engdahl
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Les membres du Conseil de l'Europe lanceront une enquête en janvier 2010 sur l'influence des compagnies pharmaceutiques dans la campagne mondiale de grippe porcine, en se concentrant plus particulièrement sur l'étendue de l’influence de l'industrie pharmaceutique au sein de l'OMS. Le Comité sur la santé du Parlement européen a adopté à l'unanimité une résolution exigeant une enquête. Cette démarche est une initiative attendue depuis longtemps pour assurer la transparence publique sur un " Triangle d'or " de la corruption thérapeutique entre l'OMS, l'industrie pharmaceutique et les chercheurs universitaires, qui ont compromis à jamais la vie de millions de gens et même provoqué la mort.

La motion du Parlement a été présentée par le Dr Wolfgang Wodarg, ancien membre du SPD au Bundestag allemand et aujourd’hui Président du Comité européen sur la santé du Parlement. Wodarg est médecin et épidémiologiste, spécialiste en maladies pulmonaires et en médecine environnementale. Il considère que la campagne actuelle sur la pandémie de grippe porcine de l'OMS est " l'un des plus grands scandales médicaux du siècle. " [1]



IL EST DONC EVIDENT QUE LES EXPERTS, LES VRAIS, ENTRENT MAINTENANT EN SCENE.